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Faits divers – Justice

Hendaye : expulsion de deux Nigérianes qui avaient été forcées de se prostituer en Gironde

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu Gironde

La CIMADE parle d'une situation inédite, arbitraire et illégale ! Deux jeunes femmes ont été expulsées le 14 juillet dernier en Espagne depuis Hendaye. Deux Nigérianes, victimes de prostitution forcée à Bordeaux, auraient dû bénéficier, de ce fait, de la protection de la France selon l'asso.

Manifestation devant le centre de rétention administrative d'Hendaye
Manifestation devant le centre de rétention administrative d'Hendaye © Maxppp - Fabien Jans / Sud Ouest

Hendaye, France

La CIMADE estime que cette situation est inédite ! Deux jeunes femmes ont été expulsées le 14 juillet dernier en Espagne depuis Hendaye alors qu'elles auraient dû bénéficier de la protection de la France car victime de "traite à des fins d'exploitation sexuelle ". 

Obligées de se prostituer à 20 ans 

Les deux jeunes femmes d'une vingtaine d'année étaient obligées de se prostituer sur Bordeaux et son agglomération. Elles ont été interpellées lors du démantèlement d'un squat à Saint Médard en Jalles en Gironde la semaine dernière. Transférées au Centre de Rétention administrative d'Hendaye, elles ont été présentées ce dimanche 14 juillet à un juge des libertés et de la détention à Bayonne. Le juge a ordonné leur remise en liberté, expliquent les juristes de la Cimade, mais, de retour à Hendaye,  elles auraient été conduites au niveau du Pont Saint Jacques ( qui marque la frontière entre la France et l'Espagne), pont, disent les membres de la Cimade, que les deux jeunes femmes "auraient été invitées à traverser."

La CIMADE parle d'une situation inédite, arbitraire et illégale  !

La Cimade qui soutient les migrants et dont deux juristes travaillent au Centre de Rétention d'Hendaye parle d'une situation inédite, arbitraire et illégale. Les deux jeunes femmes auraient dû être protégées par la France et non expulsées vers l'Espagne, pays où elles ne connaissent personne ( elles seraient arrivées en France par l'Italie). 

Ce mercredi soir, selon la Cimade, une deux jeunes femmes serait de retour  à Bordeaux, prise en charge par un réseau d'association. L'autre jeune femme serait toujours en Espagne.

Pour leur part, la Police aux frontières d'Hendaye nous a déclaré avoir demandé des éléments factuels aux fonctionnaires en poste ce jour là.  La Préfecture des Pyrénées Atlantiques, n'a pas, pour l'heure,  donné suite à nos sollicitations