Faits divers – Justice

Expulsés de France, les deux étudiants marocains suspectés de terrorisme habitaient Metz

Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine vendredi 2 septembre 2016 à 17:24

La rue de Paris, à Metz, où résidaient les deux étudiants marocains suspectés de radicalisation et expulsés le 26 août
La rue de Paris, à Metz, où résidaient les deux étudiants marocains suspectés de radicalisation et expulsés le 26 août © Radio France - Cécile Soulé

Les étudiants marocains expulsés de France le 26 août dernier pour radicalisation résidaient à Metz, rue de Paris. L'un deux était fiché S. Mais les deux hommes étaient passés inaperçus dans le quartier. Personne n'avait remarqué d'allées et venues gênantes.

Les deux étudiants marocains radicalisés et expulsés de France le 26 août dernier résidaient à Metz. Le lien est fait désormais entre l'annonce de leur expulsion il y a une semaine par le ministre de l'intérieur et leur lieu de résidence: deux appartements de la rue de Paris, dans le quartier des Iles, à Metz. Une perquisition administrative avait eu lieu dans leur logement le 4 août dernier, accompagnée d'un important déploiement policier. Selon les services de renseignement marocains, ces deux hommes, dont l'un était fiché S, voulaient commettre des attentats en France et au Maroc au nom de Daech.

On n'a rien vu de particulier, d'inhabituel dans le quartier"

Dans le quartier, l'immeuble du 14 rue de Paris où logeaient les deux étudiants marocains n'est plus accessible. L'entrée est condamnée. Mais d'après les habitants du quartier, personne ne s'est plaint d'allées et venues gênantes. Les deux hommes sont passés inaperçus. Aurélie Wirtz tient une agence de ménage et repassage juste en face, elle n'a rien remarqué : "On n'a rien vu de particulier, d'inhabituel dans le quartier".

La boulangère, témoin de la descente de police

Seule la boulangère, le 4 août dernier au matin, est tombée nez à nez avec des policiers cagoulés venus faire une perquisition administrative. Est-ce que Metz était ciblé par un projet d'attentat? Personne ne confirme. En tout cas, Cécile, élève de première au lycée Cormontaigne situé juste à côté de la rue de Paris, n'est pas très rassurée:" Au lycée, ils y sont préparés, on a eu une réunion comme quoi il y a de nouvelles mesures, donc on est en sécurité, mais par contre quand on sort du lycée, on ne sait pas ce qui va nous arriver, c'est assez inquiétant quand même".

Je ne vais pas arrêter de vivre"

Cet habitant du quartier, agent de sécurité de profession, ne veut pas en revanche céder à la peur:"Je ne vais pas arrêter de vivre. C'est quelque chose auquel je suis un peu confronté tous les jours de part mon travail. Donc, que ce soit dans mon quartier ou au boulot, ça change rien". Selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, 15 personnes ont été expulsées du territoire français pour radicalisation depuis le début de l'année 2016.

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