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Faits divers – Justice DOSSIER : Violences à la fac de droit de Montpellier

Fac de droit de Montpellier : Jean-Luc Coronel de Boissezon s'explique, six jours après sa mise en examen

mercredi 4 avril 2018 à 7:57 - Mis à jour le mercredi 4 avril 2018 à 9:21 Par Guillaume Roulland, France Bleu Hérault et France Bleu

Le professeur de la faculté de droit de Montpellier, poursuivi pour complicité d'intrusion et violences après les incidents du 22 mars, n'avait pas encore pris la parole dans un média généraliste. Six jours après sa mise en examen, il s'est exprimé ce mercredi matin sur France Bleu Hérault.

Jean Luc Coronel de Boissezon, dans les studios de France Bleu Hérault
Jean Luc Coronel de Boissezon, dans les studios de France Bleu Hérault © Radio France - Guillaume Roulland

Montpellier, France

Jean-Luc Coronel de Boissezon. Un nom désormais connu de tous ceux qui suivent de près l'affaire de la fac de droit de Montpellier depuis 10 jours.

La semaine dernière ce professeur de droit a été mis en examen, tout comme l'ancien doyen Philippe Petel, pour sa participation présumée aux violences du 22 mars.

Une participation qu'il continue de nier farouchement.

L'enseignant affirme avoir été sacrifié, tout comme l'ancien doyen, sur pression directe du gouvernement qui selon lui, craignait un embrasement du conflit à l'université de Montpellier.

Voici les principaux extraits de l'entretien qu'il a accepté de nous accorder.

La soirée du 22 mars

Jean-Luc Coronel de Boissezon est mis en examen pour complicité d'intrusion et violences en récidive.

Plusieurs témoignages le mettent en cause et le désignent comme acteur direct des violences commises à l'encontre de plusieurs d'entre eux. 

_"_Je n'ai pas participé à l'organisation d'une évacuation. Je me trouvais dans l'amphithéâtre au moment ou est entré un petit groupe d'hommes aux visages dissimulés. J'ai pensé, eu égard au chaos qui tait en train de se produire, qu'il était indispensable d'évacuer des personnes. Tout s'est passé extrêmement vite."

Agresseur ou victime ?

Un étudiant accuse le professeur de droit d'avoir porté des coups à son encontre. Jean-Luc Coronel de Boissezon atteste de la réalité de cette altercation, mais pas comme agresseur. Comme victime.

"J'ai été moi même agressé dans cette évacuation. J'ai reçu des coups, notamment dans le dos. Je porte plainte contre X pour agression.  Je me souviens d'un garçon qui m'a porté des coups. Nous saurons rapidement de qui il s'agit. J'ai été bien obligé de me défendre".

Le commando

Qui étaient les dix individus cagoulés qui sont intervenus dans l'amphithéâtre de la fac de droit ? Jean-Luc Coronel de Boissezon les a t'il identifiés ? L'enseignant affirme qu'il s'agissait plutôt d'une opération spontanée.

"Je ne connais pas les membres du commando. Comment voulez-vous que j'identifie des gens qui étaient masqués ? Je crains que ce ne soit un groupe de personnes qui aient fait cela spontanément. J'apprends qu'ils auraient utilisé des morceaux d'une palette, elle-même retrouvée à l'arrière de la faculté. Dans ce cas, c'est que ce n'est pas un commando armé mais des gens qui trouvent ce genre de choses sur place".

Sa mise en examen

Jean-Luc Coronel de Boissezon a donc été mis en examen la semaine dernière pour complicité d'intrusion et violences. Comment interprète t'il les poursuites dont il fait l'objet, malgré ses dénégations ?

"L'affaire est devenue irrationnelle et symbolique. Le procureur me le disait lui-même pendant les interrogatoires. Ces manifestants, qui ont radicalisé leur mouvement, ont cherché à utiliser cette issue malheureuse de leur occupation pour exercer une pression sur le gouvernement. Le procureur a bien entendu des instructions. Il est clair que le gouvernement a paniqué devant un grand nombre de foyers de contestations qui se sont multipliés, Air France, cheminots, avocats, étudiants, et il a décidé de désigner deux victimes expiatoires pour éteindre l'un de ces incendies."

La ligue du midi

L'enseignant de la fac de droit est également mis en cause sur les réseaux sociaux pour ses liens présumés avec la Ligue du Midi, une organisation radicale. Une photo (voir plus bas) le montrant assistant à un rassemblement de cette organisation devant la préfecture de l'Hérault, en 2016, fait le tour des réseaux sociaux depuis plusieurs jours.

"Je sais qu'une photo de moi traversant une manifestation circule. C'était un samedi. Je sors de la faculté. Je vois cette manifestation. Mais _je la traverse. Je tourne le dos à la tribune et je passe bien entendu._"

Jean Luc Coronel de Boissezon, invité de France Bleu Hérault ce mercredi matin

Rassemblement de la Ligue du Midi en 2016 à Montpellier - Jean-Luc Coronel de Boissezon (de face, en bas à droite) reconnaît l'avoir "traversé par hasard". - Aucun(e)
Rassemblement de la Ligue du Midi en 2016 à Montpellier - Jean-Luc Coronel de Boissezon (de face, en bas à droite) reconnaît l'avoir "traversé par hasard".