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Faits divers – Justice

Face aux agressions de policiers, Unité SGP Police en Limousin demande "une réponse pénale"

mercredi 9 mai 2018 à 11:03 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

La violence envers les policiers est présente au quotidien, constate Grégory Hugues, "parce qu'il manque une réponse pénale". Le secrétaire d'Unité SGP Police était l'invité de France Bleu Limousin, alors qu'un hommage aux policiers morts pour la France a lieu dans la matinée à Limoges.

Un moment de recueillement pour les policiers ce matin à Limoges (illustration)
Un moment de recueillement pour les policiers ce matin à Limoges (illustration) - Lionel Vadam / PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Limousin, France

Ce 9 mai se tiennent des cérémonies "à la mémoire des policiers morts pour la France ou en service commandé". Une cérémonie est prévue à Limoges à 11h devant le commissariat. L'occasion de se s'interroger sur les liens et les rapports entre la police et les citoyens, avec Grégory Hugues, secrétaire régional du syndicat Unité SGP Police. Il répondait à 8h15 aux questions d'Alain Ginestet.  

"Le rapprochement police-population est en marche depuis longtemps

L'actualité nous rattrape, constate le syndicaliste, "avec les attentats ces dernières années, des policiers sont morts, ainsi qu'un gendarme récemment". Selon lui, ce genre de cérémonie participe au rapprochement police-population. Même si, "contrairement à ce qu'on peut croire, ce rapprochement est déjà en marche depuis très longtemps". Et d'expliquer que "_les Français en général aiment leur police_, ils sont contents de pouvoir faire le 17" ou de bénéficier d'une enquête lorsqu'ils sont victimes par exemple d'un cambriolage. 

Une minorité de gens violents

Les gens qui s'opposent à la police, "ce sont toujours les mêmes, ce sont les délinquants multi-récidivistes, et c'est une extrême minorité de la population". Grégory Hugues a plusieurs exemple en tête,  en Limousin, comme ces  2 collègues de la BAC de Limoges qui ont été mordus, ou ce collègue d'un groupe d'intervention de Brive "agressé au couteau, qui est tombé sur le dos et qui se trouve toujours en arrêt".  

"Obliger à aller à l'école, ça n'est pas une condamnation !

Selon lui, ce qui permet une telle violence, c'est l'absence de réponse pénale. Et il évoque aussi le cas d'agressions sur des médecins ou des enseignants :  "on ne peut pas autoriser que les gens soient agressés dans leurs fonctions quand ils sont là pour aider les autres, c'est insupportable !".  Grégory Hugues cite une affaire dans laquelle la condamnation de mineurs, à Limoges, a consisté à les obliger à aller à l'école. "Ce n'est pas une vraie condamnation", dit-il, l'école étant obligatoire pour tous.