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Agriculture – Pêche

Faire basculer des terres en bio, une démarche qui prend du temps

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Par , France Bleu Poitou

La barre symbolique des 10% des exploitations en agriculture biologique est franchie en France depuis cette année. Une démarche qui plait, jusque dans le Poitou

De plus en plus de prioprietaires souhaitent voir leurs terres se convertir en bio. (Illustration)
De plus en plus de prioprietaires souhaitent voir leurs terres se convertir en bio. (Illustration) © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Queaux, France

C'est un chiffre qui pourrait symboliser les tendances actuelles de notre société. 10% des terres françaises sont désormais passées en bio, une agriculture plus raisonnée mais surtout sans pesticide. Pour de nombreux propriétaires terriens il ne s'agit pas d'une procédure simple, il faut plusieurs années avant de réussir à assainir les champs.

Dans le Poitou, certains exploitants ont également décidé de passer à l’agriculture biologique. Martine Faideau, 84 ans et qui habite à Queaux, possède un hameau de plus de 90 hectares. 

Depuis quelques années, un exploitant lui louait des terres et utilisait des pesticides. Depuis octobre, c'est terminé. L'agriculteur est parti et elle s'est décidée à ne louer ses terres qu'à des exploitants bio pour les prochaines années : "Depuis octobre j'ai vu des papillons de toutes les couleurs revenir sur mon terrain puisque plus personne n'utilise de pesticide ici".

Trois ans pour convertir les terres en bio 

Son hameau est désormais divisé en plusieurs parties. Un éleveur de mouton s'est déjà manifesté. La propriétaire lui a donc loué 60 hectares mais la conversion des terres au bio prend en réalité du temps. 

Il faudra trois ans avant que les premiers moutons ne viennent habiter les terres de Queaux. Trois ans c'est la période qu'il faut pour assainir la terre avant de pouvoir l'exploiter de manière bio : "Ça prend du temps, il a semé du seigle, la première récolte est très mauvaise, il n'y aura probablement pas de moutons d'ici deux ans sur mon terrain".

Prochaines étapes dans cette exploitation : l'accueil d'un boulanger ainsi que d'un maraîcher, tous deux également bios ! L'annonce de Martine Faideau est à retrouvé ici.

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