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Famille agressée à Proissans : bataille de psychiatres à la barre de la cour d'assises de la Dordogne

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Deuxième jour du procès devant les assises de la Dordogne de la tentative d'assassinat de Proissans, en Périgord noir, en octobre 2017. La cour a tenté de déterminer si l'accusé était responsable de ses actes au moment des faits. Avec des psychiatres qui ne sont pas tout à fait d'accord entre eux.

Deuxième jour du procès de la tentative d'assassinat de Proissans
Deuxième jour du procès de la tentative d'assassinat de Proissans © Radio France - Antoine Balandra

Deuxième journée d’audience au procès de la tentative d’assassinat de Proissans. Charles Djob Ngoss, 32 ans, est accusé d’avoir tenté de tuer ses voisins dans la nuit du 17 au 18 octobre 2017. Un couple sauvagement agressé au couteau en pleine nuit dans leurs toilettes et leur salle de bain et sous les yeux de leurs enfants de trois semaines et de 8 ans.

En ce deuxième jour, trois psychiatres qui ont examiné l'accusé durant l'instruction ont été entendus. Et cela pour rentrer dans le fond du sujet à savoir si la schizophrénie de l’accusé, diagnostiquée 6 ans avant les faits, a aboli ou seulement altéré son discernement au moment des faits. 

Hôpital ou prison

C’est une question très importante, parce que la réponse à cette question déterminera l’avenir de l’accusé. Car si le discernement de l’accusé est considéré comme aboli alors il finira à l’hôpital psychiatrique. S’il n’est qu’altéré, il risque la réclusion criminelle à perpétuité. Ce vendredi, les jurés ont donc assisté à une bataille d’experts. Ou plutôt de psychiatres. Trois hommes, trois médecins, aux appréciations bien différentes. 

D’abord le docteur qui a examiné l’accusé au lendemain de la tentative d’assassinat. Lui décrit un homme schizophrène certes, mais qui n’a subi selon lui aucune hallucination ce jour-là, aucun délire de persécution non plus. Et décrit un accusé qui suit un raisonnement logique : un comportement disproportionné et inadapté, certes mais absolument pas délirant.

A quel psychiatre accorder sa confiance ?

Un autre psychiatre qui a examiné l'accusé l'an dernier a une version un peu différente. Lui décrit un homme psychotique, paranoïaque, mais pas du tout délirant. Pour lui non plus, le discernement de l'accusé n'était pas totalement aboli. "On n'est pas face à un meurtre aveugle, de quelqu'un qui est dans un monde onirique" dit le psychiatre. "On aurai sans doute raisonné autrement s'il avait aussi voulu tuer les enfants'" précise-il.

Faux répond l’autre psychiatre. "Le processus délirant existe bien il a même commencé dès que l’accusé est allé menacer de mort les voisins l’après-midi avant les faits, sans aucune raison" dit-il. Pour cet expert, l’accusé est malade, dangereux et son discernement était bien totalement aboli au moment des faits. La simple décision d’aller tuer ses voisins pour une raison futile est le début du délire selon lui. Et ce psychiatre conclue : « La détention ne résoudra pas à long terme la dangerosité de l’accusé »

Les jurés vont devoir déterminer à quel expert ils accordent leur confiance, pour prendre leur décision. Le verdict est attendu lundi après-midi ou lundi soir.

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