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Famille agressée à Proissans : l'accusé condamné à 30 ans de réclusion criminelle aux assises de la Dordogne

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Périgord, France Bleu

Aux assises de la Dordogne, l'accusé est condamné ce lundi 21 septembre 2020 à 30 ans de réclusion criminelle, la peine maximale dans son cas. Depuis jeudi, Charles Djob Ngoss, diagnostiqué schizophrène, comparaissait pour avoir tenté d'assassiner ses voisins à Proissans, en Dordogne.

La salle d'audience de la cour d'assises de la Dordogne où se tenait le procès de Charles Djob Ngoss pour tentative d'assassinat depuis jeudi.
La salle d'audience de la cour d'assises de la Dordogne où se tenait le procès de Charles Djob Ngoss pour tentative d'assassinat depuis jeudi. © Radio France - Antoine Balandra

C'est la peine maximale dans son cas. Charles Djob Ngoss est condamné à 30 ans de réclusion criminelle devant la cour d’assises de la Dordogne ce lundi. Diagnostiqué schizophrène, il a été jugé responsable de ses actes. Cet homme de 32 ans a tenté d’assassiner ses voisins à Proissans en Périgord noir dans la nuit du 17 au 18 octobre 2017. Cette peine de 30 ans de prison est assortie d'une période de sûreté de 20 ans et d'une interdiction de posséder une arme pendant 15 ans. Les jurés ont délibéré pendant plus de trois heures avant de livrer leur verdict. La Cour a retenu l'extrême violence de la scène et l'absence totale de remords de l'accusé.

"Altération du discernement"

Depuis jeudi, Charles Djob Ngoss comparaissait devant les assises de Dordogne pour des faits qui remontent à octobre 2017. Dans la nuit du 17 au 18 octobre, il était entré dans la maison de la famille voisine où il avait sauvagement agressé en pleine nuit et sous les yeux de leurs enfants, le père et la mère de famille. Le couple a miraculeusement survécu à ses blessures. A l'audience, l'accusé a "revendiqué" son geste sans exprimer aucune émotion à l'évocation de cette nuit terrible. La question de son degré de responsabilité, de son discernement, a été longuement débattue par les psychiatres

Ce lundi, l'avocat général avait requis trente ans de prison,  et une peine de sûreté de 15 ans. Une "peine lourde mais nécessaire pour qu'aucune famille ne revive ce que les victimes ont vécu." L'avocate du couple miraculé avait insisté quant à elle sur "les choix" faits par l'accusé tout au long de cette nuit de violence. Dans l'énoncé de son verdict, la cour d'assises retient une "altération" du discernement de l'accusé mais pas une abolition car, dit-elle, il a conservé une forme de contrôle de ses actes.

Un homme qualifié de "dangereux"par les jurés, sans regrets et sans remords. Autant d'argument disent-ils pour justifier l'application de la peine maximum.

Pour l'instant, l'accusé ne souhaite pas faire appel. Il a 10 jours pour le faire. Il écope aussi d'une interdiction de port d'arme pendant 15 ans à compter de sa sortie de prison et d'un suivi socio judiciaire de 12 ans là encore dès sa sortie de prison.

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