Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Famille agressée à Proissans : l'état psychiatrique de l'accusé en question aux assises de la Dordogne

-
Par , France Bleu Périgord

Ce sera la question au centre des débats durant le procès qui s'ouvre aux assises de la Dordogne ce jeudi : le discernement de Charles Djob Ngoss, accusé d'avoir tenté d'assassiner une famille à Proissans en Dordogne en 2017 était-il altéré ? L'homme a en effet été diagnostiqué schizophrène.

Palais de justice de Périgueux
Palais de justice de Périgueux © Radio France - Emmanuel Claverie

C'est une histoire qui avait ému tout le Périgord, qui va être jugée à partir de ce jeudi devant la cour d'Assises de la Dordogne. Celui de la tentative d'assassinat d'un couple, habitant de Proissans en Périgord noir. L'histoire date de la nuit du 17 au 18 octobre 2017, il y a tout juste trois ans.

Un homme de 29 ans à l'époque, un voisin des victimes. Charles Djob Ngoss est accusé de s'être introduit chez le couple en pleine nuit et d'avoir poignardé l'homme et la femme qui s'en sont miraculeusement sortis vivants.

Un diagnostic de schizophrénie

L'accusé avait déjà fait de la prison et avait déjà été interné et diagnostiqué schizophrène. L'un des grands enjeux de l'audience sera donc de déterminer son degré de responsabilité cette nuit du 17 au 18 octobre 2017 lorsqu'il a tenté de tuer le jeune couple de Proissans.

Six ans avant la tentative d'assassinat, cet homme aujourd'hui âgé de 32 ans avait été diagnostiqué schizophrène fréquentant à plusieurs reprises l'hôpital psychiatrique.

Il était également allé en prison pour une agression avec une arme en 2015. Depuis le drame de Proissans, cinq psychiatres se sont penchés sur le cas de Charles Djob Ngoss. Certaines expertises ont conclu à une abolition du discernement d'autres à une simple altération.

La responsabilité pénale au coeur du débat

Le jour même de la très violente agression de Proissans, la mère de l'accusé, inquiète, avait demandé à nouveau son internement. Ce qui fait dire à l'avocate de Charles Djob Ngoss, Alice Delaire, qu'il n'aurait sans doute jamais dû arriver devant une cour d'Assises.

"L'enjeu n'est pas de savoir si mon client est coupable ou pas, mais de savoir si son discernement était aboli ou pas au moment du passage à l'acte. Donc toute la question sera de savoir si oui ou non il est responsable pénalement. Il y a eu plusieurs experts dont les conclusions divergent, donc la question sera de savoir si quelle expertise la cour et les jurés vont plus se baser pour prendre leur décision. C'est très important de prendre en compte qu'il était malade au moment des faits, savoir si son discernement était aboli, nous en discuteront pendant les débats" dit-elle. 

Reste à savoir quelle sera la défense de l'accusé lui-même ? Se dira-t-il victime de sa maladie ou bien assumera-t-il avoir voulu tuer de sang froid ? C'est tout l'enjeu de l'audience.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess