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Faits divers - Justice

Landes : la famille El Barkaoui prend la parole après la libération du mis en examen

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Par , France Bleu Gascogne

La famille de Saïd El Barkaoui est sous le choc après la libération conditionnelle de son assassin présumé, Claude Gorsky. Épaulée par ses avocats et des associations de lutte contre le racisme, elle compte rester mobilisée pour faire entendre son indignation et toucher l'opinion publique.

Jamila El Barkaoui (au centre), entourée d'avocats et de représentants du Mrap et de SOS Racisme
Jamila El Barkaoui (au centre), entourée d'avocats et de représentants du Mrap et de SOS Racisme © Radio France - Flore Catala

Mont-de-Marsan, France

"Quand on a appris la nouvelle la semaine dernière, ça a été un coup de massue pour toute la famille, parce qu'on ne s'y attendait pas du tout. On est tombés à terre". L'incompréhension, la colère et l'indignation règnent dans l'esprit de la sœur de Saïd El Barkaoui, Jamila, depuis qu'elle a appris, le 10 décembre dernier, la décision de la Cour d'appel de Pau de mettre en libération conditionnelle Claude Gorsky, mis en examen pour tentative d'assassinat, dans l'attente de son procès.

Les membres de la famille, leur avocat Frédéric Dutin, des amis, et des soutiens se sont réunis mercredi 18 décembre à Mont-de-Marsan pour s'exprimer sur cette décision de justice. À leurs côtés, des membres du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) et de SOS Racisme, deux associations constituées en partie civile dans l'affaire, et venues avec leur avocat. 

"C'était un acte déterminé et réfléchi"

Devant une assemblée d'une cinquantaine de personnes, et avec beaucoup d'émotion dans la voix, Jamila, la sœur de Saïd El Barkaoui, a pris la parole pour relater les événements du 20 mai 2018, le jour où son frère s'est fait tiré dessus à plusieurs reprises par Claude Gorsky, chez lui à Ychoux : 

"C'était un acte déterminé et réfléchi de longue date. Parce que lorsqu'il arrive et qu'il tire à cinq reprises sur mon frère, qu'il lui met deux balles dans le dos alors qu'il est face contre terre en train de ramper, d'appeler au secours et d'entendre ses enfants crier, et qu'il le regarde en lui disant : "tu vois, je t'avais promis que je te buterai, regarde ce que je suis en train de te faire enculé d'arabe", c'est un acte délibéré, ça ne souffre d'aucun doute". 

C'est aussi le fait que Claude Gorsky soit qualifié de "tireur présumé" dans certains titres de presse qui a choqué la famille. "Pour moi, pour nous, il est important de dire qu'il est le tireur avéré" insiste Jamila.

Résonance médiatique

Le rassemblement de ce mercredi se voulait également un moment fondateur pour réaffirmer la mobilisation de la famille et de ses soutiens pour faire entendre sa voix et faire connaître l'affaire. Pour les parties civiles, l'assassinat de Saïd El Barkaoui est passé beaucoup trop inaperçu. "Je trouve scandaleux que ce qui s'est passé ne soit pas plus médiatisé que ça, et que tout cette affaire ne trouve qu'une résonance régionale".

Les représentants du Mrap et de SOS Racisme entendent alerter les médias au niveau national, en organisant une série d'actions et de mobilisations. Une nouvelle pétition en ligne, "Justice pour Saïd El Barkaoui" a été lancée il y a quelques jours.

Une famille déterminée

Si la famille vit la décision de la Cour d'appel de Pau comme une injustice, elle se résigne à l'accepter. "Malgré cette décision, je fais encore confiance à la justice de mon pays" reconnaît Jamila. "Maintenant on attend qu'un procès se tienne rapidement, dans le courant de l'année 2020 si possible. C'est en tout cas le souhait de la famille"

Une famille qui en attendant, reste digne mais déterminée, à l'image de Jamila, sa porte-parole : "Jusqu'à mon dernier souffle je me battrai pour que justice soit faite à mon frère. Je mettrai tout en place avec les associations, avec les journalistes, pour faire parler de cette histoire, et pour qu'elle ne meure pas. On ne lâchera rien. C'est pour mon frère, qui avait 38 ans, et qui est mort en laissant derrière lui 4 enfants. C'est ma mission de tout faire pour que justice soit faite".

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