Faits divers – Justice

Faussaires de Romanée-Conti : nouveau rebondissement au deuxième jour du procès à Dijon

Par Christophe Tourné et Faustine Mauerhan, France Bleu Bourgogne jeudi 26 janvier 2017 à 19:55

Les fausses bouteilles de Romanée Conti
Les fausses bouteilles de Romanée Conti © Radio France - Faustine Mauerhan

Trois faussaires sont jugés depuis mercredi à Dijon pour avoir fabriqué de fausses étiquettes de Romanée Conti qu'ils vendaient à travers toute l'Europe. Le procès a repris ce jeudi mais la journée a été marquée par un nouveau rebondissement.

Le procès a repris ce jeudi sans suspension cette fois au tribunal de Dijon. Les faits ont été requalifiés en utilisation frauduleuse d'AOC, et le principal prévenu du dossier, le faussaire Russe a enfin été entendu par les juges mais après un nouveau rebondissement. La moitié des charges retenues contre lui ont été abandonnées. Il y en avait quarante deux au départ. Plus que onze à l'arrivée. Par ailleurs, on ne parle plus d'association de malfaiteurs car c'est très clair maintenant : il y avait bien deux filières. Le Russe et les Italiens n'avaient pas la même technique pour imprimer les étiquettes, ne mettaient pas le même vin moyen dans les bouteilles et ils ne se connaissaient même pas.

Un simple exécutant ?

Après ça, l'escroc russe a effectivement enfin répondu aux juges. Des réponses basée sur deux arguments : "je ne savais pas que les bouteilles étaient fausses" et le très classique "je n'ai rien fait, je vendais seulement pour mon patron". Un patron qui est mort depuis ... "de façon opportune" estime l'un des avocats des partie civiles.

Impossible en revanche d'entendre les Italiens. Ils ne sont toujours pas là mais leurs avocats ont reconnu les faits pour eux. Ils fabriquaient bien les fausses étiquettes et même les emballages en polystyrène, mais c'est pour ces faits que les deux faussaires ont déjà été condamnés en Suisse. Ils ont même déjà versé un million d'euros à leurs victimes, dont la Romanée Conti.

La Romanée Conti qui réclame encore 500.000 euros d'indemnité. La somme a été réclamée ce jeudi dans sa plaidoirie. Ce vendredi matin, la procureure de la République de Dijon va faire ses réquisitions. Ensuite les avocats de la défense plaideront pour les prévenus.