Faits divers – Justice

Fausse alerte terroriste à Paris : deux adolescents de 14 et 17 ans arrêtés en Vendée et en Lozère

Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris Région, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Loire Océan et France Bleu mardi 20 septembre 2016 à 15:05

Samedi, la fausse alerte terroriste a mobilisé un important dispositif de forces de l'ordre dans le secteur des Halles.
Samedi, la fausse alerte terroriste a mobilisé un important dispositif de forces de l'ordre dans le secteur des Halles. © Maxppp -

Deux adolescents ont été interpellés ce mardi en Vendée et en Lozère, dans l'enquête sur la fausse alerte qui a provoqué une vaste opération antiterroriste samedi, en plein cœur de Paris. L'ado de 17 ans arrêté ce mardi était dans un centre éducatif fermé de Vendée.

Dans l'enquête sur la fausse alerte terroriste qui a déclenché un vaste dispositif des forces de l'ordre dans le secteur des Halles, à Paris, samedi dernier, deux adolescents de 14 et 17 ans ont été interpellés ce mardi en Vendée et en Lozère. Selon les informations de franceinfo, le jeune homme de 17 ans était en centre éducatif fermé en Vendée, c'est-à-dire sans accès possible à internet. Surnommé "Zakhaev Yamaha", il pourrait être le second hacker que l'on entend sur l'appel donné aux policiers.

Le second hacker peut-être arrêté

Lundi, un jeune de 16 ans a été arrêté dans son lycée de la Marne. Il est soupçonné d'être l'un des deux hackers qui ont piraté la ligne téléphonique fixe de l'église Saint-Leu, dans le quartier des Halles, pour appeler les forces de l'ordre et leur faire croire qu'une prise d'otages y était en cours. Les deux auteurs du canular seraient connus sur les réseaux sociaux. Quant à l'adolescent de 14 ans, le plus jeune, les enquêteurs cherchent encore à déterminer son degré d'implication. Les deux adolescents de 16 et 17 ans sont également soupçonnés d'être derrière d'autres fausses alertes envoyées en septembre.

 L'Etat va demander réparation

Lundi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé que l'État allait se constituer partie civile, afin "d'obtenir réparation" après cette fausse alerte. Le ministre a précisé avoir demandé une valuation du préjudice financier lié à cette fausse alerte."

Partager sur :