Faits divers – Justice

Fausse alerte terroriste à Paris : deux adolescents de 14 et 17 ans interpellés ce mardi

Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu Champagne-Ardenne lundi 19 septembre 2016 à 16:43 Mis à jour le mardi 20 septembre 2016 à 14:49

Fausse alerte terroriste le samedi 17 septembre 2016 à l'église Saint-Leu dans le quartier des Halles à Paris
Fausse alerte terroriste le samedi 17 septembre 2016 à l'église Saint-Leu dans le quartier des Halles à Paris © Maxppp -

Un adolescent de 16 ans, soupçonné d'avoir lancé une fausse alerte terroriste samedi à Paris, avait été interpellé lundi après-midi dans la Marne. Deux autres adolescents, âgés de 14 et 17 ans, viennent d'être arrêtés ce mardi.

Ils sont désormais trois adolescents à avoir été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur la fausse alerte terroriste à Paris. Lundi, un jeune homme de 16 ans, soupçonné d'être à l'origine de la fausse alerte terroriste samedi à Paris, avait été interpellé dans  la Marne et placé en garde à vue. Deux autres ont été arrêtés mardi, à la mi-journée : l'un est âgé de 14 ans seulement, l'autre de 17 ans.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonce que l'État va se constituer partie civile, afin "d'obtenir réparation" après la fausse alerte.

"Rien ne justifie que les contribuables soient redevables d'une dépense inutile des deniers publics" - Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur

"Alors que la France est confrontée à une menace terroriste très élevée, il n'est pas tolérable que les auteurs de ces actes sèment l'inquiétude dans la population et mobilisent en vain d'importants moyens de sécurité et de secours", affirme Bernard Cazeneuve. Le ministre précise avoir demandé une "évaluation du préjudice financier lié à cette fausse alerte" : "rien ne justifie que les contribuables soient redevables d'une dépense inutile des deniers publics", assène-t-il.

Un acte malveillant de pirates informatiques 

Samedi dernier, la fausse alerte a provoqué une vaste opération antiterroriste à Paris. Selon les enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ parisienne, il s'agirait d'un acte malveillant de hackers. C'est pour l'instant la thèse qui est privilégiée. Dimanche soir, sur son site, l'Obs a publié un entretien avec deux jeunes qui revendiquaient le coup de téléphone à l'origine de la fausse alerte "simplement pour rechercher le buzz". Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse".

C'est un appel à la police, samedi après-midi, qui avait donné l'alerte sur une possible prise d'otages en cours à l'église Saint-Leu dans le quartier des Halles. Une vaste opération de police avait été déclenchée. Le secteur avait été bouclé. Les habitants avaient été évacués et confinés.