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Faits divers – Justice

Quatre jeunes jugés en avril pour les expéditions punitives contre des Roms, après les fausses rumeurs

mercredi 27 mars 2019 à 23:04 - Mis à jour le jeudi 28 mars 2019 à 8:01 Par Suzanne Shojaei, France Bleu Paris et France Bleu

Les quatre jeunes arrêtés après l'expédition punitive contre des Roms seront jugés le 17 avril. Ce mercredi, les prévenus âgés de 18 à 22 ans ont été présentés devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

Le tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis.
Le tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. © Radio France - Suzanne Shojaei

Bobigny, France

L'affaire est finalement renvoyée au 17 avril. Les quatre Français poursuivis pour les faits de violences du début de semaine, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), repartent libres mais sous contrôle judiciaire, en attendant leur procès. Deux d'entre eux sont chauffeurs-livreurs, les autres sont au chômage et envisagent de reprendre leurs études pour devenir cariste ou électricien. Ces prévenus sont soupçonnés d'avoir participé à l'expédition punitive lundi à Clichy-sous-Bois. Un Rom a été roué de coups et a reçu des pierres. 

Le tribunal a présenté le profil des quatre prévenus.

Trois jours après les violences, ces dernières continuent. Deux hommes de la communauté rom ont été agressés mardi à Aulnay-sous-Bois. Ils ont été pris à partie par une vingtaine d'individus et frappés.

"Des stéréotypes qu'on connaît depuis le Moyen-Âge" - Saimir Mile

Une fausse rumeur circulant sur les réseaux sociaux est à l'origine de ces actes. Ces messages évoquent plusieurs tentatives d'enlèvements d'enfants par des personnes circulant en camionnette. La préfecture de police appelle sur Twitter à ne pas relayer ces"fausses informations"

"Les attaques se poursuivent", explique Saimir Mile, porte-parole de l'association La Voix des Rroms.

"C'est horrible, commente Saimir Mile, porte-parole de l'association La Voix des Roms. Les gens ne sortent plus de chez eux. Ils ne peuvent plus aller au travail. Ils veillent toute la nuit. Ça me fait penser à une vendetta, où les familles restent cloîtrées parce que si elles sortent, elles risquent de se faire tuer."

"J'attends des sanctions fermes et dissuasives" - Saimir Mile

Aucun des prévenus ne reconnaît les faits. "Ils ont simplement vu du monde, lundi soir, un attroupement de soixante individus, explique l'avocate de trois d'entre eux, Dyhia Chegra. Ils ont été curieux et se sont fait attraper."

La victime n'a pas pu être entendue. "Elle a tellement peur qu'elle s'est enfuie", précise le procureur, qui dénonce "une hystérie collective, une chasse à l'homme contre les auteurs de faits qui n'ont jamais existé".