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Faits divers – Justice

Corse : faut-il mieux protéger les sites touristiques sensibles ?

mercredi 8 août 2018 à 6:25 Par Thibault Quilichini et Olivier Castel, France Bleu RCFM et France Bleu

Certains sites réputés de l'île accueillent des visiteurs toujours plus nombreux chaque année. Une surfréquentation qui n'est pas sans conséquences pour la nature, et qui pousse aujourd'hui les pouvoirs publics à réfléchir afin de limiter le tourisme.

À Girolata comme dans d'autres sites de l'île se pose le prolbème de la surfréquentation
À Girolata comme dans d'autres sites de l'île se pose le prolbème de la surfréquentation © Radio France - Olivier Castel

Corse, France

Certains sites naturels célèbres de l’île sont-ils en danger en raison de la surfréquentation touristique ? La question est posée par l’Agence du Tourisme de la Corse et le conservatoire du littoral. Dans certains endroits, comme à Girolata, ce sont près de 2.000 personnes qui participent aux visites chaque jour. L’endroit est accessible quasi-exclusivement par la mer. 

Le village marin d’Osani constitue la porte d’entrée vers la réserve naturelle de Scandola, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. La fréquentation en cette année 2018 y est déjà en hausse. On y a recensé 20% de bateaux supplémentaires.

Marie-Antoinette Maupertuis, la présidente de l’Agence du Tourisme de la Corse réfléchit à des solutions pour limiter le nombre de visiteurs. Mais elle déplore que la réglementation interdise la mise en place de taxes régionales : « Il manque des leviers d’incitation d’ordre fiscal ou de taxation. Ce n’est pas toujours facile de faire payer des services, d’inciter les gens à avoir un comportement vertueux, il nous faudrait donc des avancées en matière réglementaire ».

Marie-Antoinette Maupertuis, la présidente de l'Agence du tourisme de la Corse

Un avis partagé par la population 

Pour le maire d’Osani, François Alfonsi, "deux-mille personnes par jour, c’est le maximum que la commune peut accueillir". Il souhaite lui aussi la création de nouvelles taxes : « Ce qui fait que la protection des sites est soutenue par la puissance publique, c’est que les gens acceptent l’impôt. Mais pour qu’ils acceptent l’impôt, il faut qu’ils apprécient l’endroit qu’ils ont visité. Pour nous c’est très important de donner satisfaction aux visiteurs, mais aujourd’hui on tire un peu la sonnette d’alarme, on arrive au bout d’un système ».

Plus étonnant, le constat est également dressé par certains commerçants. Jöelle tient un des restaurants du port de Girolata : « Certains jours, il y a beaucoup de trop de monde _Il faut parfois savoir dire stop_. Cela ne veut pas dire plus personne. Cela signifie continuer à vivre du tourisme, mais autrement. »

Chaque année le fortin de Girolata voit défiler de nombreux bateaux de touristes - Radio France
Chaque année le fortin de Girolata voit défiler de nombreux bateaux de touristes © Radio France - Olivier Castel

Des touristes divisés 

Les principaux intéressés, c’est-à-dire les vacanciers, sont partagés sur le sujet. Si certains se disent favorables à des mesures de contrôle, d’autres estiment que :  « si on se promène sur la côte d’Azur ou la côte Atlantique, on voit des endroits plus pollués que Girolata » et qu’il faut « laisser une petite ouverture aux gens pour pouvoir découvrir des endroits merveilleux ».