Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Clermont-Ferrand : immersion nocturne avec les bénévoles du bus des Restos du cœur

-
Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Les Restos du cœur ont entamé leur 36e campagne hivernale de distribution de denrées alimentaires. A Clermont-Ferrand, les bénéficiaires sont de plus en plus nombreux. Une situation qui inquiète bénévoles et bénéficiaires.

A la gare SCNF de Clermont-Ferrand, le deuxième arrêt du Bus du coeur chaque soir pendant l'hiver.
A la gare SCNF de Clermont-Ferrand, le deuxième arrêt du Bus du coeur chaque soir pendant l'hiver. © Radio France - Romane Brisard

"Dommage que le resto qui marche le plus pendant la crise ce soit le nôtre". C'est avec ce slogan, entre autres, que les Restos du cœur ont entamé leur 36e campagne d'hiver. Des mots qui traduisent exactement ce qu'observent les bénévoles clermontois du Bus du cœur, qui distribuent chaque soir des repas chauds aux plus démunis à bord de cet autocar transformé en cantine. 

Des bénéficiaires de plus en plus nombreux

Vendredi dernier, en pleine tournée alimentaire, Marie-Françoise - bénévole Restos du cœur depuis 9 ans et référente du Bus ce soir-là - fait le bilan : "Cet été, c'était 130 repas en une soirée. (...) Depuis novembre, c’est 160 . Quand moi j’ai commencé, on en faisait maximum 80. On a presque doublé"

La crise sanitaire a plongé Thierry dans la précarité. A 37 ans, il n'a plus de travail et mange grâce aux Restos du coeur pour la première fois cet hiver. "J’ai postulé pour un autre travail, ça n’a pas donné suite à cause du Covid.  Si je ne viens pas aux Restos du cœur, je ne sais pas comment je vais finir. Quand on dit dans la pub qu’on a plus besoin des Restos aujourd’hui que jamais, c’est vrai.

Podcast

Des conditions d'accueil affaiblies par la crise sanitaire

Covid-19 oblige, Thierry et les autres bénéficiaires ne peuvent pas s'attabler à l'intérieur du Bus. Le concept même du dispositif, manger au chaud, se voit directement impacté par les mesures sanitaires.

Pour qu'au moins un peu de chaleur humaine subsiste lors du repas, les bénévoles s'adaptent. "On installe des tables devant le bus pour ceux qui veulent partager leurs repas ensemble. Ils créés des liens entre eux, mais aussi avec nous. C'est important qu'ils puissent manger là", explique Marie-Françoise.  

Comme Marc, 73 ans, les plus vulnérables préfèrent emporter leur repas avec eux, et rejoindre l'endroit où ils passeront la nuit. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess