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Faits divers - Justice

Féminicide à Maillé : la jeune femme tuée par son ex-compagnon avait alerté à deux reprises la justice

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Deux jours après le féminicide à Maillé et les aveux de l'ex-compagnon, de nombreuses questions restent en suspens, notamment concernant la prise en charge de la mère de famille qui avait signalé à deux reprises le danger qu'elle courait.

Un registre de condoléances et une rose rouge déposée par l'équipe du bar-restaurant de Vasles (Deux-Sèvres) où travaillait la victime comme serveuse.
Un registre de condoléances et une rose rouge déposée par l'équipe du bar-restaurant de Vasles (Deux-Sèvres) où travaillait la victime comme serveuse. © Radio France - Jules Brelaz

Poitiers, France

D'après les derniers éléments dévoilés ce vendredi par le parquet de Poitiers, la jeune femme assassinée à Maillé mardi avait signalé à deux reprises les menaces et le harcèlement dont elle était la cible de la part de son ex-compagnon. L'homme âgé d'une quarantaine d'année est passé aux aveux.

En mai 2019, la jeune femme avait porté plainte à la brigade de gendarmerie de Parthenay, dans les Deux-Sèvres, département dans lequel elle travaillait. Suite à la plainte de la victime en mai 2019, l'homme aurait été convoqué et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Parthenay.

Une plainte pour menaces et harcèlement et une lettre au parquet de Poitiers

Outre cette plainte, la mère de famille avait également écrit un courrier adressé au procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux, et qui avait été transmis, affirme ce dernier, au parquet de Niort. 

"Dans cette lettre, la victime faisait part à la justice du danger qu'elle courait étant donné le comportement agressif de son ex-compagnon"

Quelles suites ont été données au dossier ? Des mesures de protection ont-elles été prises pour assurer la sécurité de la plaignante ? L'homme a-t-il fait l'objet d'une mesure préventive étant donné sa condamnation en 2012 à une peine de prison ferme pour violences conjugales aggravées ? Ni le parquet de Niort, ni la gendarmerie de Parthenay n'étaient en mesure ce vendredi d'apporter des réponses à ces questions. 

Pourquoi la victime n'avait-elle pas de Téléphone Grave Danger ? 

Malgré une plainte en mai 2019 à l'encontre de son ex-compagnon, un homme déjà condamné pour violences conjugales aggravées, la jeune femme assassinée à Maillé avait été déclarée inéligible au dispositif Téléphone Grave Danger (TGD). 

Le cadre d'attribution du TGD aux victimes de violences conjugales "reste pour le moment assez restreint" - Michel Garrandaux, le procureur de la République de Poitiers

Le TGD est un outil préventif mis à disposition de certaines femmes victimes de violences au sein de leur couple. Pour bénéficier de ce dispositif qui permet de prévenir rapidement les forces de l'ordre, "il faut que la victime ait obtenu de la part d'un juge civil aux affaires familiales une ordonnance de protection ou bien qu'elle ait des soupçons sur un auteur qui lui-même est placé sous la surveillance de la justice", explique le procureur de la République de Poitiers. 

"Nous n'avions pas d'ordonnance de protection rendue en faveur de la victime et d'autre part, l'auteur présumé n'était pas suivi sur le plan judiciaire puisqu'il avait déjà été condamné pour des violences conjugales aggravées mais cette condamnation remonte aux années 2012 et il ne faisait plus l'objet d'aucun suivi judiciaire", précise Michel Garrandaux.

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