Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Féminicide de la Grand-Croix : la famille prend la parole

jeudi 29 novembre 2018 à 20:07 Par Nerissa Hemani, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Hulya a été assassinée par son ex-compagnon en pleine rue à la Grand-Croix en août 2017. Il est aujourd'hui en détention à la prison de la Talaudière mais un an et demi après ce drame, la famille de la jeune femme s'est réunie à Saint-Etienne pour alerter sur les violences conjugales.

Hulya a été assassinée par son ex-mari en août 2017.
Hulya a été assassinée par son ex-mari en août 2017. © Radio France - Nérissa Hémani

Saint-Étienne, France

C'est un drame qui avait ému la région le 13 août 2017. Le meurtre de Hulya une jeune femme de 35 ans poignardée par son ex-compagnon en pleine rue à la Grand Croix. Elle avait demandé le divorce et refaisait sa vie avec un autre homme mais il ne l'a pas supporté. Ce jeudi 29 novembre pour la première fois, la famille de la jeune femme s'exprime.

Hulya une femme forte et indépendante 

Ses trois sœurs et son beau-frère et une dizaine de proches se sont réunis après-midi devant le tribunal pour que tout le monde se souviennent de Hulya et pour alerter sur les violences faites aux femmes. Une banderole avec le visage de Hulya est étendue devant le tribunal de Saint-Etienne avec les mots : "Mon corps ne t'appartient pas". L'émotion est à son comble pour ses trois sœurs qui s'expriment pour la première fois. "Il voulait qu'elle soit dépendante de lui, elle travaillait, elle gardait ses enfants. Il la menaçait, il lui disait : "tu veux divorcer tu vas mourir."

Une dizaine de proches de Hulya s'est réunie devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Etienne.  - Radio France
Une dizaine de proches de Hulya s'est réunie devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Etienne. © Radio France - Nérissa Hémani

Pour Ali son beau-frère, Hulya doit devenir le symbole d'une femme forte et libre pour toutes celles qui sont menacées par leurs compagnons. "Il dit que c'est un crime passionnel mais on ne peut pas toucher à une femme qu'on aime. Aujourd'hui en 2018, on ne peut pas cautionner ça. Derrière il y a quatre enfants qui auront des séquelles à vie. On a confiance en la justice. On veut que les violences cessent". 

Une meilleure protection des femmes pendant la procédure de divorce 

Lors de la procédure de divorce, les menaces se font plus nombreuses pour ces femmes. Pour Michel Perrin de SOS violences conjugales, la protection doit être renforcée et le chemin est encore long. "Il existe des centres d'hébergements, des lois, mais il faut que la justice soit plus réactive pour que l'on ne meurt plus de ces violences".  Selon l'association, chaque jour huit femmes portent plainte pour violences conjugales.

Dans le même temps, l'ex-compagnon était entendu hier par la justice à huis clos. L'homme d'origine turque est en détention à la prison de la Talaudière depuis le drame.  Le procès devrait avoir lieu en 2019.