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Faits divers – Justice

Féminicide de Pannes en décembre 2018 : le drame aurait-il pu être évité ?

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Par , France Bleu Orléans

Selon nos informations, des policiers et des gendarmes de Montargis sont entendus en marge de l'enquête sur le meurtre d'une femme en décembre 2018, poignardée par son ex-compagnon. Il s'agit de savoir si les plaintes déposées avant le drame par la victime ont bien été traitées selon la procédure

Des policiers et des gendarmes sont entendus dans le cadre de l'instruction sur le féminicide de Pannes
Des policiers et des gendarmes sont entendus dans le cadre de l'instruction sur le féminicide de Pannes © Radio France - Loïck Guellec

Pannes, France

Le 23 décembre 2018, Johanna, 30 ans, était tuée d'une dizaine de coups de couteau, sous les yeux de sa fille de quatre ans. Son ancien concubin est depuis mis en examen et écroué pour assassinat, l'instruction est toujours en cours, mais il s'agit vraisemblablement d'un féminicide.

Le couple était séparé, mais l'homme avait été condamné six mois plus tôt à Montargis, déjà pour des violences envers elle. Une peine d'un an de prison dont six mois fermes avait été prononcée, mais il était resté libre. Et c'est là-dessus que portent les auditions des forces de l'ordre. Car après cette condamnation, la victime aurait déposé d'autres plaintes. Il faut savoir si elles ont bien été prises en compte.

Le drame aurait-il pu être évité ?

La question derrière celle-ci est lourde : le meurtrier présumé de Johanna, aurait-il dû être déjà incarcéré au moment des faits, et donc aurait-on pu éviter ce drame ? En mai 2018, il avait été jugé et condamné par le tribunal correctionnel de Montargis. Il n'était pas à l'audience, mais la peine d'un an de prison dont six mois fermes, lui avait été notifiée.

Le juge d'application des peines devait ensuite le recevoir pour exécuter la peine, par exemple en le plaçant sous bracelet électronique. Mais la loi prévoit qu'en cas d'élément nouveau, la possibilité d'aménager la peine peut être levée et donc l'exécution de la peine ferme peut être ordonnée.

Au moins deux plaintes entre mai et décembre 2018

Or, entre le mois de mai et le mois de décembre 2018 -la date du meurtre- au moins deux plaintes auraient été déposées par la victime, à la gendarmerie, et au commissariat de Montargis. De nouvelles plaintes qui auraient pu mener à une incarcération immédiate, si elles étaient remontées jusqu'au palais de justice. Sauf qu'elles ne sont pas remontées... Pourquoi ? Ont-elles bien été enregistrées, instruites, transmises ? 

C'est la question qui est posée aux policiers et aux gendarmes. A ce stade il s'agit simplement de comprendre comment ont été reçues et traitées ces plaintes déposées par la victime. Et si la procédure en matière de lutte contre les violences conjugales a bien été respectée.

Des investigations, des auditions, ont été menées, les demandes ont été transmises à la hiérarchie de la police et de la gendarmerie, mais elles n'ont pour le moment débouché sur aucune mise en cause. Mais s'il y a des manquements ils pourraient donner lieu à des procédures disciplinaires, ou judiciaires.

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