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Faits divers - Justice

Féminicides : "Prendre une plainte ça ne suffit pas", le cri de la famille d'une victime sarthoise

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Par , France Bleu Maine

Il y a plus d'un an, Émilie a perdu sa sœur, tuée par son mari à Duneau près de Connerré. La jeune femme avait porté plainte pour menaces plus de 3 mois avant. Émilie assistera ce lundi à la restitution du Grenelle contre les féminicides, avec de grosses attentes.

Deux corps sans vie ont été découverts après l'incendie qui a ravagé cette maison de Duneau, près de Connerré.
Deux corps sans vie ont été découverts après l'incendie qui a ravagé cette maison de Duneau, près de Connerré. © Radio France - Ruddy Guilmin

Duneau, France

Comme les deux tiers des victimes de féminicides, Hélène avait porté plainte. Plus de trois mois plus tard, le 5 août 2018, son mari a mis ses menaces à exécution, il est revenu à leur domicile, l'a poignardée à mort avant de mettre le feu à la maison et d'être pris au piège du brasier.

Hélène aurait-elle pu être protégée ? Cette question obsède la famille de la victime. Émilie, sa sœur, attend beaucoup du Grenelle contre les féminicides. "En premier lieu qu'il y ait des investigations, systématiquement quand une plainte est déposée. Le mari de ma sœur avait fait de la prison pour homicide involontaire. Ça aurait du interpeller les gendarmes ! Je ne comprends pas qu'il n'y aie eu aucune convocation, rien."

La famille avait alerté les gendarmes quand le mari a menacé d'emporter les enfants. "On ne nous a pas écoutés" résume Christine, la mère de la victime.

La plainte transmise trop tard

Pire, c'est un journaliste du Monde qui a appris à la famille que la plainte avait été transmise au parquet... après le drame. "Ça explique beaucoup de choses" pour Patrice, le père. Les grand-parents maternels élèvent aujourd'hui les trois enfants orphelins.

Du Grenelle, Émilie attend aussi une meilleure information des femmes : "il y a beaucoup de choses en Sarthe, des associations, des logements... le minimum est d'avoir des dépliants à la gendarmerie. On y revient : pour Emilie, c'est là que les choses doivent changer pour faire baisser le nombre de féminicides. "Quand une femme va porter plainte, c'est qu'elle a déjà beaucoup enduré. C'est qu'il y a urgence".

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