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Dossier : Féminicide à Mérignac

Femme brûlée vive à Mérignac : "Si la justice a failli, je n'aurai pas la main qui tremble"

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

En visite à Rouen ce vendredi, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti s'est exprimé sur le féminicide de Mérignac et la mission diligentée pour savoir "si l'institution judiciaire a failli ou non". Il a assuré que si c'est le cas, il n'aura pas "la main qui tremble".

Eric Dupond-Moretti le ministre de la justice
Eric Dupond-Moretti le ministre de la justice © Maxppp - GONZALO FUENTES

"Si la justice a failli, je n'aurai pas la main qui tremble", assure le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti en déplacement ce vendredi 7 mai, à Rouen, après le meurtre de Chahinez à Mérignac. Jeudi, avec Gérald Darmanin et Marlène Schiappa, ils avaient annoncé saisir l’inspection générale de l’administration et l’inspection générale de la justice. 

Il s'agit, a expliqué Eric Dupond-Moretti, de savoir "exactement si l'institution judiciaire, en ce qui me concerne, a failli ou non". "Si c'est une réponse positive qui m'est apportée, je veux vous dire de façon solennelle que je n'aurai pas la main qui tremble", a assuré le Garde des Sceaux. La mission, qui doit rendre ses premières conclusions mardi, devra faire la lumière sur les failles manifestes de cette affaire. L'homme, au casier judiciaire chargé, avait été condamné en juin 2020 à un an et demi de prison, dont 9 mois avec sursis, pour violences conjugales.  Il avait été remis en liberté en décembre, sous plusieurs conditions, dont l'interdiction d'entrer en contact avec sa femme, condition qu'il n'avait pas respectée. Elle avait porté plainte mi-mars pour une nouvelle agression. Recherché, l'homme était resté "introuvable" selon les forces de l'ordre. Il s'était pourtant ensuite présenté deux fois aux convocations de l'administration pénitentiaire, sans être inquiété.

Les bracelets anti-rapprochements n'ont pas vocation à rester dans les tiroirs

Les bracelets anti-rapprochements "n'ont pas vocation à rester dans les tiroirs", a également déclaré Eric Dupond-Moretti. "Je le rappellerai à nos magistrats dans les heures qui viennent". Une circulaire devrait être envoyée. La Chancellerie dispose de 1.000 bracelets anti-rapprochement, mais les juridictions peinent pour l'instant à s'en saisir. Depuis leur lancement en octobre, seuls 76 ont été "prescrits", et 45 hommes en sont en ce moment équipés, selon des chiffres du ministère datant du 3 mai. Le dispositif, qui a fait ses preuves en Espagne, fait partie des mesures mises en place pour tenter d'enrayer la progression des féminicides (90 en 2020, après 146 en 2019).  

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