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Dossier : Féminicide à Mérignac

Femme brûlée vive à Mérignac : une cellule psychologique d'urgence assure le soutien des témoins

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Après le drame de Mérignac, ce mardi, le soutien aux témoins et victimes s'organise grâce à une cellule d'urgence médico-psychologique. D'abord le soir du meurtre de Chahinez puis ensuite par le biais de permanences. Le but est de rapidement désamorcer l'événement pour éviter les traumatismes.

La maison de la victime du féminicide de Mérignac, le 5 mai 2021
La maison de la victime du féminicide de Mérignac, le 5 mai 2021 © Radio France - Thomas Coignac

Suite au féminicide de Mérignac (Gironde), en début de semaine, une Cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) s'organise pour apporter un soutien aux témoins de la scène. Elle n'est pas mise en place par la mairie de Mérignac ni même par le Samu mais elle est automatiquement déclenchée quand un appel au 15 comporte un aspect psychologique. Dans le cas de Mérignac où le mari de Chahinez l'a brûlée vive en pleine rue après lui avoir tiré dessus, la CUMP a été immédiatement saisie et le psychologue d'astreinte est arrivé aux alentours de 19h30, mardi soir.

Une vingtaine de témoins ont été identifiés le soir même et une soixantaine au total depuis mardi soir. "Certains pleuraient, d'autres étaient regroupés et se prenaient dans les bras, il y en avait également qui étaient cloîtrés chez eux et qui ne voulaient pas sortir. Les réactions étaient différentes", remarque Élisabeth Glatiny-Dallay, psychologue dans cette unité. Une fois identifiés, les témoins sont placés dans un lieu neutre comme "un cabinet médical et un local municipal. On a discuté avec eux et on engage des démarches psychothérapeutiques", raconte Denis Grabot, l'autre psychologue de cette cellule d'urgence.

Une dizaine de témoins auront besoin d'un suivi psychologique

L'objectif de cette démarche est de "créer une autre pensée qui va entrer en compétition avec ce qu'ils viennent de voir - qui est omniprésent dans leur pensée - et qui les apaisera ; ou leur rappeler un souvenir à la plage qui va mentalement les poser", précise Denis Grabot. Les psychologues essaient surtout de chasser cet événement de l'esprit des témoins à l'approche de la première nuit qui le suit, car c'est là que la "digestion" mentale se fait.

Au total, après les permanences de la semaine réalisées mardi et vendredi au château du Burck à Mérignac, cette cellule a identifié une soixantaine de témoins de ce drame. Une dizaine devrait avoir besoin d'un soutien psychologique qui peut aller de plusieurs semaines à plusieurs mois.

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