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Faits divers - Justice

Femme enceinte tuée par des chiens dans l'Aisne : "Elle était dévorée de partout", témoigne son mari

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Par , France Bleu, France Bleu Picardie, France Bleu Béarn

Alors qu'une information judiciaire "contre X pour homicide involontaire" a été ouverte après la mort d'une femme enceinte attaquée par des chiens dans une forêt de l'Aisne, son mari a témoigné sur franceinfo ce jeudi.

La forêt de Retz, dans l'Aisne, où le corps de la femme enceinte a été retrouvé le 16 novembre 2019
La forêt de Retz, dans l'Aisne, où le corps de la femme enceinte a été retrouvé le 16 novembre 2019 © AFP - Anne Montfort / Photononstop

Le parquet de Soissons a ouvert mercredi soir une information judiciaire "contre X pour homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l'agression commise par des chiens".

Et ce après qu'une femme de 29 ans a été tuée samedi après-midi dans la forêt de Retz, dans l'Aisne. Elle aurait été victime d'une attaque d'un ou de plusieurs chiens alors qu’une chasse à courre se déroulait en même temps

"J'ai essayé de ranimer ma femme"

Enceinte de six mois, cette Béarnaise a été retrouvée par son mari. Ce dernier a témoigné sur franceinfo ce jeudi : "Ma femme a été mordue de partout, je ne sais pas où j'en suis, je ne sais plus. J'ai essayé de ranimer ma femme, mais elle était froide. Elle était dévorée de partout".

"Ma femme m'a appelé au travail" me disant qu'"elle a été attaquée par plusieurs chiens et qu'elle se faisait mordre aux bras et à la jambe. Je lui ai dit de lâcher le chien [avec lequel elle se promenait] et mon téléphone est tombé dans la voiture. La conversation a continué mais je n'entendais plus rien. Quand j'ai pu m'arrêter pour reprendre le téléphone portable. Il n'y avait plus de son, plus d'images", a expliqué Christophe, effondré.

"J'ai rappelé, 35 fois, 36 fois, 37 fois, elle n'a jamais décroché. Je suis arrivé peut-être 45 minutes après. Je l'ai cherchée partout. J'ai appelé ma femme, j'ai appelé Curtis [le chien de sa femme] et d'un seul coup, Curtis a aboyé. Je me suis mis à regarder d'où il a aboyé. C'était dans un précipice, un fossé", a poursuivi le compagnon de la victime.

"J'ai vu débouler 30 chiens de chasse sur moi, je me suis écarté, j'ai fait deux, trois pas en arrière. Les chiens sont passés devant moi, deux chiens sont venus vers moi. Je me suis mis en protection, mais les chiens n'ont rien fait. Ils n'étaient pas méchants. J'ai rappelé Curtis qui a fait trois mètres. Il a contourné ce que je pensais être un tronc d'arbre et plus je me rapprochais, plus je me suis aperçu que ce n'était pas un tronc d'arbre, c'était le ventre de ma femme que je voyais", a-t-il ajouté.

Prélèvements ADN sur les chiens

Selon le parquet de Soissons, cette femme a été victime d'une "hémorragie consécutive à plusieurs morsures aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'à la tête".

La jeune femme "avait également indiqué dans un message Facebook qu'un chien malinois rodait dans les environs, sans autres précisions, et ce chien n'a pas été identifié à l'heure actuelle", a déclaré le procureur Frédéric Trinh.

Des prélèvements génétiques ont été effectués sur les 67 chiens qui participaient à une chasse à courre, a indiqué le procureur. "Les 5 chiens du couple et 62 chiens de l’association 'le Rallye de la Passion'".

Les analyses nombreuses et les comparaisons génétiques à effectuer vont prendre du temps et "différer de plusieurs jours la date de retour des résultats de ceux-ci", a précisé le parquet sans préciser quand les résultats seront connus.

Les chasseurs se défendent

Contacté également par franceinfo, Pierre de Roualle, le président de la Société de Vénerie, est formel : "Jamais de mémoire de vénerie, il n'y a eu des faits agressifs envers l'homme où que ce soit."

D'après ce chasseur, les premiers éléments de l'enquête ne sont pas accablants pour les chiens de chasse : "D'un point de vue chronologie des faits, tout laisse penser que la chasse soit passée là presque une heure après. Deuxième chose, le vétérinaire n'a observé aucune trace de bagarre, de morsure sur nos chiens, contrairement, il semblerait, à celui de cette dame qui a été très largement blessé et euthanasié tellement il a été blessé. Nos chiens de notre côté n'ont aucun signe qui laisse penser qu'il y aurait une bagarre."

Saint-Pierre-Aigle, carte de localisation - Visactu
Saint-Pierre-Aigle, carte de localisation © Visactu -
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