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Faits divers – Justice

Femme tuée en pleine rue à Besançon : appel à un rassemblement ce vendredi

vendredi 2 novembre 2018 à 15:57 Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon et France Bleu

Après la mort d'une femme de 34 ans, tuée en pleine rue ce mardi à Besançon, Solidarité Femmes appelle à un rassemblement ce vendredi. La victime avait porté plainte à plusieurs reprises contre son mari pour des violences ou des menaces. L'homme, suspecté d'assassinat, est en fuite.

Rassemblement contre les violences faites aux femmes à l'appel de la comédienne Muriel Robin à Paris le 8 octobre 2018
Rassemblement contre les violences faites aux femmes à l'appel de la comédienne Muriel Robin à Paris le 8 octobre 2018 © Maxppp -

Besançon, France

Une mère de famille afghane de 34 ans a été tuée ce mardi en pleine rue à Besançon. Elle était suivie par l'association Solidarité Femmes, association de lutte contre les violences faites aux femmes, qui hébergeait la jeune femme et ses enfants. La maman avait déjà déposé plainte à quatre reprises contre son époux. Dès le lendemain, mercredi, Solidarité Femmes a appelé à un rassemblement. Il a lieu ce vendredi à 18h, place Pasteur à Besançon, rassemblement "de toutes celles et ceux qui dénoncent et luttent contre ces violences".

Razia avait obtenu en juillet une ordonnance de protection

Pour Christine Perrot, la présidente de Solidarité Femmes à Besançon, Razia, la victime, était "une femme volontaire, positive, qui mettait un grand espoir dans son arrivée à Besançon et l'éloignement d'avec son mari". Arrivée en France, à Marseille, il y a un an, elle avait en effet été exfiltrée dans la capitale comtoise. Razia avait signalé les violences à son encontre et entamé une procédure de divorce ainsi qu'une démarche d'obtention de titre de séjour. 

En juillet, la maman avait obtenu une ordonnance de protection délivrée par un juge des affaires familiales, interdisant à son mari de l'approcher. En vain. Puisqu'aujourd'hui, son mari est le suspect numéro 1. Il a été formellement identifié par les caméras de vidéosurveillance. L'homme est en fuite et la police a diffusé un appel à témoins.

Le risque est permanent lorsqu'on est dans le cas de violences conjugales", Christine Perrot, Solidarité Femmes

Visiblement, la justice ne disposait d'éléments matériels suffisants pour confondre le mari. Ce que déplore Christine Perrot. "Qu'est-ce qu'il fallait ? interroge la présidente de l’association. Il fallait qu'elle ait déjà des coups de couteau ? Des bleus ? Il faut que chacun réalise que dans chaque cas où se trouve une situation de violence, il y a une volonté de contrôle et qu'à plus ou moins brève échéance, ça peut se terminer comme ça. Le risque est permanent".

Le 3919 , numéro de violences femmes info pour signaler et parler de violences conjugales, viol, harcèlement, agression sexuelle, violences faites aux femmes.  - Maxppp
Le 3919 , numéro de violences femmes info pour signaler et parler de violences conjugales, viol, harcèlement, agression sexuelle, violences faites aux femmes. © Maxppp -

Faire confiance aux associations de lutte contre les violences faites aux femmes

"Une fois que l'ordonnance de protection a été obtenue, la justice aurait dû sévir pour concrétiser la sanction, pour qu'il arrête de la poursuivre", estime Christine Perrot. "Nous avons une grande habitude de ces situations, ajoute la présidente, "nous savons évaluer la hauteur du risque. Il ne faut pas se contenter d'une preuve matérielle qu'on peut apporter sous les yeux des enquêteurs".

Rassemblement en mémoire de Razia ce vendredi

L’association Solidarité Femmes appelle à un rassemblement ce vendredi à 18h place Pasteur à Besançon pour deux raisons. "En mémoire de Razia, indique Christine Perrot. C'était vraiment une femme extraordinaire, confie-t-elle des sanglots dans la voix. _Mais toutes ces femmes victimes de violences sont extraordinaires de courage, de résistanc_e. Et aussi, ajoute la militante, pour exprimer à la fois, le chagrin qu'on éprouve et la colère par rapport au fait qu'une telle situation ait pu avoir lieu. C'est insupportable. Il faut qu'on puisse l'exprimer".