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Fermeture des discothèques : "Le mieux à faire, c'est de devenir un club échangiste"

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

À cause de la crise sanitaire, les discothèques ne devraient pas retrouver leurs danseurs avant le 30 juin 2021. Certains clubs échangistes pourront eux rouvrir leurs portes avec une demi-jauge le 9 juin. À Montpellier, le propriétaire du Moom envisage de transformer son club en lieu libertin.

 Une discothèque sur dix avait définitivement fermé à la fin du mois de mars 2021, selon la fédération Umih Nuit (Image d'illustration)
Une discothèque sur dix avait définitivement fermé à la fin du mois de mars 2021, selon la fédération Umih Nuit (Image d'illustration) © Maxppp - Vincent Isore

Le 21 mai 2021, le Conseil d'Etat a rejeté le recours pris par plusieurs exploitants de discothèques. Pour les sages, ces établissements de nuit ne peuvent rouvrir avant le 30 juin, compte tenu d'une situation sanitaire "préoccupante". Il existe, pour le Conseil d'Etat, un risque de transmission du Covid-19 dans ces "espaces clos, incluant des contacts physiques rapprochés". À l'inverse, certains clubs libertins sont autorisés à rouvrir, avec une demi-jauge, dès le 9 juin et complètement le 30. 

À Montpellier, le propriétaire et gérant du club Le Moom, situé à côté de la place Jean Jaurès, se sent discriminé. Il envisage de transformer sa discothèque en club échangiste. "En réalité, c'est le mieux à faire, juge Mohand Hadjaz en laissant échapper un rire. On a juste à ajouter des canapés et des lits et puis en avant Guingamp ! On attend juste de savoir à quelle heure ils vont fermer !"

"Je dis ça sur le ton de la plaisanterie, mais si ça continue, je le ferai vraiment", poursuit celui qui a ouvert Le Moom en 2008. Il se donne jusqu'à la fin de l'été, voire dès le mois de juin, pour prendre sa décision. "On est à bout, lâche-t-il. Moi, je ne dors pas la nuit, je tourne en rond chez moi, je vais dans mon club voir s'il y a quelque chose à faire mais il n'y a plus rien à faire." Son établissement ne tient que grâce aux aides du gouvernement. Pour survivre, il a contracté un prêt garanti par l'Etat. Depuis 15 mois, il ne se verse plus de salaire. Le moral de son équipe est aussi au plus bas. 

Le gouvernement a promis un "plan discothèques", pour continuer à accompagner les clubs. L'organisation d'une soirée "test" est aussi dans les tuyaux. Selon la fédération Umih Nuit, à la fin du mois de mars 2021, 150 des 1.600 discothèques de France avaient définitivement fermé.

Mohand Hadjaz envisage de transformer sa discothèque en club libertin

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