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Faits divers – Justice

Fête clandestine à Chambley-Bussières : prison avec sursis pour un tabassage à sept contre un

mardi 15 mai 2018 à 18:27 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

A Chambley-Bussières (Meurthe-et-Moselle), une fête à l'insu des parents avait dégénéré le 15 octobre 2017. L'un des jeunes avait été tabassé par sept personnes qui ont été condamnées à des peines de deux à neuf mois de prison avec sursis.

L'annonce de la fête s'était répandue sur Facebook entre autres.
L'annonce de la fête s'était répandue sur Facebook entre autres. © Maxppp - SASCHA STEINBACH

Chambley-Bussières, France

Au cinéma, le film projet X a rendu célèbre les fêtes improvisées, non-autorisées, clandestines dans les maisons où les parents sont absents. Un scénario qui s’est produit le 15 octobre 2017 à Chambley-Bussières, sauf que la nuit s’est terminée par un tabassage en règle à sept contre un. 

Les auteurs ont été condamnés à des peines de prison avec sursis comprises entre deux et 9 mois. Ils doivent verser solidairement à la victime 2.000 euros.

Entre 50 et 60 personnes dans la maison

Cette nuit du 15 octobre, la fête commençait à échapper à tout contrôle, il y avait une bonne cinquantaine de personnes, dont un bon nombre inconnues de la jeune fille qui recevait, elle profitait de l'absence de ses parents, ils étaient en vacances en Sardaigne

L’adolescente a un peu trop laissé trainer l'invitation sur Facebook et Twitter et la maison s'est mise à déborder. Elle a été mise à sac, porte cassée, cuisine recouverte de farine sauf qu'à un moment un téléphone disparaît. 

Celui qui sera passé à tabac plus tard se met à fouiller tous les participants. Un des jeunes est secoué dans une cohue. Il dit même avoir été mordu au poignet. 

Le jeune frappé fait le mort pour que cela s'arrête

"Une équipe est appelée pour le venger" raconte la représentante du procureur. "Une équipée sauvage de sept jeunes âgés tout juste de 18 ans, à la mentalité cucul de gamins. Il s'en suit deux minutes de violence gravissime" dit-elle, "tout ça pour une question d'honneur". La victime est frappée au visage, à coup de poings, de pieds, de barre de fer, une bouteille est brisée sur sa tête. 

Le jeune homme à terre décide de faire le mort, ce qui lui a peut-être sauvé la vie. Il s'en tire avec des blessures équivalentes à 5 jours d'arrêt de travail. 

À la barre, les sept prévenus nient avoir prémédité l'agression, le juge les croit. Leur fuite a duré trois mois. Mais ils n'avaient semblent-ils pas vu les caméras de surveillance dans le jardin. La jeune fille de la maison avait dû oublier également que sa fête clandestine était filmée.