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Un gendarme des Pyrénées-Orientales relaxé après des propos sexistes

Par Suzanne Shojaei, France Bleu Roussillon et France Bleu mercredi 30 novembre 2016 à 11:27

Le tribunal correctionnel de Perpignan jugeait, ce mardi, un ancien gendarme de Pollestres pour "harcèlement sexuel".
Le tribunal correctionnel de Perpignan jugeait, ce mardi, un ancien gendarme de Pollestres pour "harcèlement sexuel". © Maxppp - MICHEL CLEMENTZ

Un officier de la gendarmerie de Pollestres était jugé, ce mardi, pour « harcèlement sexuel » sur six femmes. Une affaire qui met en lumière le machisme ordinaire dans certains services de la gendarmerie.

C'est une affaire très embarrassante pour la gendarmerie des Pyrénées-Orientales. Un lieutenant de 45 ans était jugé, ce mardi, devant le tribunal correctionnel de Perpignan. Il était poursuivi pour « harcèlement sexuel » sur six femmes, six collègues sous ses ordres à l'époque, entre 2013 et 2014.

"Comment va votre chatte ?"

Le prévenu dirigeait le peloton autoroutier de Pollestres. Il avait pris l'habitude de lancer chaque jour quelques remarques grivoises à ses collègues. « Ne vous parfumez pas comme ça, vous allez faire péter les caleçons ! » Ou à la machine à café : « Comment va votre chatte ? Vous l'entretenez bien ? » Le tout accompagné d'un ton graveleux, d'un sourire en coin et d'un regard pervers, racontent les victimes.

Le prévenu relaxé

Après huit heures d'audience, le tribunal conclut. "Monsieur, vous êtes un macho, grivois et vulgaire, annonce le président. Mais cela ne constitue pas un délit. Vous êtes relaxé". L'officier a tout de même été muté à plus de 900 kilomètres de Perpignan. Il a également reçu un blâme du ministère.

"Ça n'est pas du harcèlement sexuel"

Pour son avocat, Maître Vacher, "ça peut être bas, coquin, mais il n'y a pas de harcèlement sexuel au sens strict du terme. C'est déplaisant, c'est déplacé, mais ça s'arrête là !" Oui, mais Maître Capsier, l'avocat de plusieurs des parties civiles, rappelle un chose : "Ces propos sont tenus sur des jeunes femmes qui démarrent leur vie professionnelle, qui ont tout juste la vingtaine".

D'ailleurs, quatre des six plaignantes ont, depuis, quitté la gendarmerie.

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