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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

VIDÉO - Fin de manifestation dans les gaz lacrymogènes à Montpellier

samedi 22 décembre 2018 à 21:30 Par Marion Bargiacchi, France Bleu Hérault

L'acte VI des gilets jaunes avait pourtant bien commencé à Montpellier (Hérault) ce samedi 22 décembre. Mais dès l'après-midi et jusqu'en soirée, les forces de l'ordre ont tiré de nombreux gaz lacrymogènes sur les manifestants. Certains gilets jaunes ont reçu des coups.

Les CRS chargent les manifestants après avoir tiré des gaz lacrymogènes.
Les CRS chargent les manifestants après avoir tiré des gaz lacrymogènes. © Radio France - Marion Bargiacchi

Montpellier, France

La manifestation des gilets jaunes à Montpellier a commencé dans le calme samedi à Montpellier. Pour l'acte VI, des gilets jaunes de tout le département s'étaient donné rendez-vous sur la place de la Comédie à 9h30 du matin. Des premiers moments bon enfant et pacifistes, avec un premier passage devant la préfecture puis la gare SNCF pour un peu plus de 500 manifestants. Mais c'est lors d'un nouvel arrêt devant la préfecture que les choses ont commencé à se corser en milieu d'après-midi.

Jets de canettes et de lacrymogènes

Les premiers heurts se sont déclenchés vers 15 heures alors que les gilets jaunes sont de plus en plus nombreux. Les forces de police parlent de jets de canettes de bière, une version confirmée par certains gilets jaunes présents sur place. Ils évoquent aussi des jets de peinture, des jets de pierre et aussi d'un "engin explosif". Les gilets jaunes ont subi les jets de gaz lacrymogènes, des coups. Une manifestante explique que les policiers ne regardaient pas où ils tiraient :

"Vous vous rendez compte, il y avait des enfants ! Des poussettes !" - Une manifestante en gilet jaune

Le cortège a alors commencé à se déliter, mais environ 300 gilets jaunes restent. Le ton continue de monter jusqu'en soirée. "Les policiers nous ont coincé dans toutes les rues adjacentes, on ne pouvait même plus retourner sur la place de la Comédie" explique une manifestante. À 29 ans, Christelle est venu avec d'autres gilets jaunes de Clermont-l'Hérault. Le 5 du mois, après avoir payé son loyer, il lui reste moins de cent euros pour vivre

Le coude maintenu dans une écharpe, elle n'en peut plus : "On est fatigués d'avoir des policiers en face de nous armés jusqu'aux dents quand on a qu'un gilet jaune sur le dos. Là, on était devant la préfecture parce qu'on voulait des réponses à nos revendications et la réponse c'est : tu prends un grenade dans le bras. Je me fais piétiner par terre, j'ai un collègue, on l'attrape par derrière et on lui met un coup de tête dans la pommette." Et d'ajouter :

"A un moment, ça va être la Révolution et on va plus être pacifistes." - Christelle, gilet jaune.

Christelle, gilet jaune sur le dos, le bras en écharpe.

Une rencontre avec le préfet de l'Hérault

Alors que les gaz lacrymogènes sont lancés sur l'esplanade Léo Mallet devant la préfecture, une petite délégation de "messagers" des gilets jaunes est reçu par le préfet. Parmi eux, Alain. Ils ont évoqué les revendications des gilets jaunes mais aussi les violences : "Je me suis moi-même vu visé par un flashball, touché à l'épaule. Le monsieur qui tenait son arme m'a fait un doigt d'honneur. Il faut arrêter à un moment de prendre les gens pour des imbéciles" :

"On sait lire, écrire, on sait comprendre les choses. Le mouvement n'est pas prêt de s'arrêter." - Alain, gilet jaune.

Alain, reçu par le préfet de l'Hérault.

Les gilets jaunes se sont éparpillés aux alentours de 19h30 après de nouveaux tirs de gaz lacrymogènes. Toujours aussi déterminés à continuer le mouvement : "Il arrivera un jour, où nous n'aurons vraiment plus rien à perdre."

Gaz lacrymogènes devant la préfecture

Un gilet jaune blessé. - Radio France
Un gilet jaune blessé. © Radio France - Marion Bargiacchi