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Faits divers – Justice

Fin du procès France Télécom : L'Alsacien Jean Perrin espérait un "mea culpa" des anciens dirigeants

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu

Le procès des anciens hauts responsables de France Télécom, jugés pour harcèlement moral et complicité de ce délit, doit se terminer jeudi 11 juillet. Après plus de deux mois d'audience, les procureures ont requis un an de prison et 15 000 euros d'amende à l'encontre de l'ex-PDG, Didier Lombard.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Jean-Pierre FILATRIAU

Strasbourg, France

"Il est temps que cela se termine", nous confie Jean Perrin, l'air fatigué. Depuis l'ouverture du procès de France Télécom le 6 mai dernier, l'Alsacien enchaîne les allers-retours Paris-Strasbourg avec sa compagne. Il y a onze ans, son frère, Robert Perrin, s'est donné la mort, broyé par le management de l'entreprise. Comme lui, plusieurs salariés se sont suicidés entre 2007 et 2010.  

Des peines trop "légères"

Depuis deux mois et demi, sept anciens hauts responsables de France Télécom sont jugés par le tribunal correctionnel, certains pour harcèlement moral, d'autres pour complicité de ce délit. Vendredi 5 juillet, Robert Perrin était présent au moment des réquisitions. Un an de prison et 15 000 euros d'amende ont été requis contre l'ancien PDG, Didier Lombard, ainsi que l'ancien numéro deux et l'ex-DRH.

Même si c'est la peine maximale pour harcèlement moral, Jean Perrin trouve qu'elle est encore trop "légère". Ce Strasbourgeois, lui aussi employé à France Télécom, aurait préféré que l'homicide involontaire soit plutôt retenu par le ministère public. "Etant donné que les ordres ont été donnés à des responsables locaux, à des intermédiaires, il était très difficile de mettre en place ce type d'accusation", regrette-t-il. 

Ce procès, c'est très important pour nous, pour essayer de faire un deuil" - Jean Perrin

"Je remercie les procureures, qui ont pointé le déni des prévenus, a-t-il ajouté. Ils ne prennent pas leur responsabilités, ils renvoient la faute sur les responsables locaux, c'est tout à fait injuste." Jean Perrin qui est également écœuré par le mépris affiché, selon lui, par ces anciens dirigeants. "Je peux pas comprendre qu'ils n'aient même pas de paroles apaisantes. J'attendais un mea culpa, qu'ils demandent pardon par rapport à cette politique, atroce, sauvage qui a été menée. Pas un mot. Pas un mot par rapport à cela." 

Jean Perrin espère que ce procès servira d'exemple pour les autres entreprises, publiques ou privées.

Le procès doit se terminer jeudi 11 juillet. Jean Perrin espère que la décision du tribunal correctionnel sera forte. Mais les avocats de la défense ont d'ores-et-déjà prévenu qu'ils allaient faire appel.