Faits divers – Justice

Financement de la campagne de Nicolas Sarkozy : la garde à vue du fils de Claude Guéant levée

France Bleu Breizh Izel mardi 31 mars 2015 à 17:48 Mis à jour le mercredi 1 avril 2015 à 10:29

Claude Guéant, ex-ministre de l'Intérieur
Claude Guéant, ex-ministre de l'Intérieur © Maxppp

Le fis de l'ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant a été placé en garde à vue lundi matin, puis relâché mardi soir. Il est interrogé dans l'affaire de financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, soupçonné d'avoir été maquillé en vente de tableaux hollandais.

François Guéant est en garde à vue depuis lundi matin, a indiqué une source judiciaire. Le fils de l'ex-ministre UMP Claude Guéant, et conseiller régional de Bretagne, a été interrogé jusqu'à mardi soir dans le cadre de l'enquête portant sur les soupçons de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Sa garde a vue a été levée sans qu'il soit présenté aux juges.

L'information judiciaire ouverte depuis avril 2013 par le parquet de Paris porte sur des faits de "corruption active et passive", "trafic d'influence", "faux et usage de faux", "abus de biens sociaux" et "blanchiment, complicité et recel de ces infractions". La police cherche à expliquer la présence d'un versement de 500.000 euros sur le compte de Claude Guéant en 2008.

500.000 euros versés pour la vente de deux tableaux hollandais

Le cadre UMP maintient que cette somme provient notamment de la vente de deux tableaux du peintre hollandais Andries van Eeertvelt à un avocat. Mais pour la police, le cabinet d'avocat concerné pourrait n'être qu'une boite aux lettres pour des transactions potentiellement liées avec un financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Fin 2013, l'acheteur, un Malysien, avait été identifié par la police. Claude Guéant avait alors confirmé qu'il s'agissait bien de l'homme à qui il a vendu les tableaux.

En outre, selon Charlie Hebdo à paraître mercredi, dans le cadre de cette enquête, l'homme d'affaire Alexandre Djouhri, intermédiaire spécialisé dans les contrats avec le moyen-orient, a vu son domicile de Genève (Suisse) perquisitionné pour une "problématique de versement de commissions ".