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Faits divers – Justice

Firminy : Marc Petit fait appel de sa condamnation pour agression sexuelle

Il avait 10 jours pour faire connaitre sa décision. Il sera allé au bout de ce délai : Marc Petit, maire PCF de Firminy, tient sa ligne et fait appel de sa condamnation à un mois de prison avec sursis. Il avait déjà refusé de démissionner et assure détenir un document prouvant son innocence.

Marc Petit accompagné de conseillers municipaux ce lundi 25 février.
Marc Petit accompagné de conseillers municipaux ce lundi 25 février. © Radio France - OC

Firminy, France

Condamné à un mois de prison avec sursis pour agression sexuelle par le tribunal de Saint-Étienne le 14 février dernier, Marc Petit a décidé de faire appel de cette décision. Le maire de Firminy sera jugé en appel à Lyon au plus tôt à la fin de l'année.

"Ce que je subis est invivable"

Lors d'un point presse organisé ce lundi soir à la mairie de Firminy et entouré de 9 conseillers municipaux, Marc Petit a expliqué la raison de ce temps long pour décider de faire appel. 

"J'ai voulu prendre le temps de la réflexion... Pour deux raison : j'ai d'abord hésité car ce que subit ma famille et ce que je subis est invivable. La seconde est liée à ma perplexité devant la décision rendue : le tribunal décide d'une peine 12 fois inférieure aux réquisitions du parquet. Une peine symbolique inférieure à des condamnations qu'on prononce pour des délits routiers. [...] Je poursuis mon activité de maire et de conseiller départemental de la Loire"

Le maire de Firminy confirme détenir un document du centre des congrès d'Istanbul qui prouve qu'il n'y a pas d'agression physique. Vidéos et enregistrements.

"Si on est condamné et qu'on est innocent, on fait immédiatement appel"

L'avocate de la plaignante, Me Anne Paccard a également réagi sur France Bleu : "Si on est condamné et qu'on est innocent, on fait immédiatement appel. Si on le fait pas c'est qu'on n'est peut-être pas innocent. Mais comme la décision est clémente, il a peut-être craint une aggravation de la peine. Pour ma cliente ce qui est difficile c'est de devoir attendre l'appel pendant encore un an." 

Marc Petit a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme. Les faits se sont déroulés il y a trois ans, lors d'un déplacement à Istanbul : Marc Petit aurait tenté d'embrasser la femme en l'empoignant par le sein. Si l'agression a été reconnue par le tribunal de Saint-Étienne, Marc Petit nie toujours les faits.

Au lendemain de sa condamnation, le maire avait annoncé ne pas démissionner et être en possession de document pouvant l'innocenter. Malgré tout, la semaine dernière, certains élus de la majorité municipale et des élus de l'opposition ont d'ores et déjà annoncé qu'ils demanderaient la tenue d'un conseil municipal extra-ordinaire. 

Après l'annonce de sa condamnation, Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et porte-parole du PCF, a demandé à Marc Petit de quitter ses fonctions. Le maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole, Gaël Perdriau a retiré à Marc Petit ses délégations de vice-président chargé des Transports, "dans un souci de clarté, de respect dans l'engagement politique au service de nos concitoyens, et de bon fonctionnement de l'institution". Marc Petit a également été désavoué par le groupe de gauche du Conseil départemental de la Loire.

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