Faits divers – Justice

A Flamanville, l'emballement médiatique pointé du doigt

Par Jacqueline Fardel, France Bleu Cotentin jeudi 9 février 2017 à 16:05

C'est aussi à Flamanville qu'est en construction le réacteur EPR, juste à côté du centre de production de l'électricité
C'est aussi à Flamanville qu'est en construction le réacteur EPR, juste à côté du centre de production de l'électricité © Radio France - Jacqueline FARDEL

Des informations alarmistes et des rumeurs ont circulé très rapidement suite à l'incident sur la centrale de Flamanville ( Manche ), inquiétant notamment les familles des salariés travaillant sur le site. Sur place, c'est la désinformation et l'emballement médiatique qui sont pointés du doigt.

Après l'emballement des réseaux sociaux et de certains journaux et télés autour de l'incident sur la centrale de Flamanville, l'attitude des médias pointée du doigt.

Il s'agissait en fait d'une "explosion" dans un local technique, hors de la zone nucléaire qui a incommodé légèrement cinq personnes. Un incident sans gravité donc sauf que les rumeurs, nombreuses, ont circulé très rapidement notamment sur les réseaux sociaux, relayés aussitôt par certains médias avec des titres comme "Explosion à Flamanvile, des blessés". De quoi alerter la population.

Une attitude dénoncée par ceux qui travaillent sur place, au sein de la centrale concernée de Flamanville ou du chantier de l'EPR.

A Flamanville, l'emballement médiatique pointé du doigt

Guillaume, automaticien, était sur place au moment de l'incident

"Il y a un truc qui a pris feu, ça a fait boum... non, mais il n'y a rien de grave. Le plus grave c'est de lire des informations dans les journaux avant même qu'on nous pose la question à nous qui sommes sur place. De lire qu'il y a une explosion grave avec des blessés alors qu' en fait, clairement, il n'y aucun blessé et que ce n'est pas si grave que ça. C'est grave la désinformation. Il n'y avait pas lieu d'envoyer des signaux archi-négatifs : à partir du moment où on ne sait pas, on ne dit rien. Avec les médias qui s'emballent tout de suite on a l'impression que c'est le nouveau Tchernobyl qu'on a eu aujourd'hui. A un moment il faut relativiser les choses."