Faits divers – Justice

Forcené abattu à Échirolles : la famille conteste la réalité des faits

Par Julien Morin, France Bleu Isère et France Bleu lundi 31 octobre 2016 à 12:05

C'est dans ce quartier résidentiel d'Échirolles que se sont déroulés les faits vendredi soir vers 20h.
C'est dans ce quartier résidentiel d'Échirolles que se sont déroulés les faits vendredi soir vers 20h. © Radio France - Maxime Bacquié

Vendredi soir, un homme de 51 ans était abattu de cinq balles à Échirolles par des policiers de la Bac. Ceux-ci invoquent la légitime défense alors que l'homme a pointé sur eux un pistolet d'alarme. Des faits que conteste la famille de la victime.

Vendredi soir, la police est appelée sur un conflit de voisinage à Échirolles. Arrivé sur place, l'homme tient une machette à la main, les agents lui demandent de la poser, l'homme s’exécute mais sort un pistolet d'alarme de son pantalon qu'il dirige vers les policiers. Ceux-ci font immédiatement feu. Cinq balles touchent l'homme de 51 ans, dont une en pleine tête, il meurt sur le coup.

"La famille conteste le déroulement des faits", maître Édouard Bourgin, l'avocat de la famille

ÉCOUTEZ | Maître Édouard Bourgin, l'avocat de la famille de la victime (1/2)

Dans un premier temps, la famille avait parlé de bavure policière, terme qu'elle n'emploie plus. Aujourd'hui, elle souhaite "comprendre" explique son avocat Maître Édouard Bourgin. "Il faut quand même se rendre compte que cette famille a perdu leur père et leur mari en l'espace d'une heure et demie, explique Maître Bourgin. La famille se pose beaucoup de questions et conteste le déroulement des faits."

"Je ne sais pas aujourd'hui où était cette arme, quand est-ce qu'elle a été saisi, où est-ce qu'elle a été retrouvée !", Maître Bourgin

ÉCOUTEZ | Maître Édouard Bourgin, l'avocat de la famille de la victime (2/2)

Le scénario évoqué pour l'instant : celui d'un homme excité, menaçant, qui a beaucoup bu... une histoire que la famille ne veut pas croire. Pour eux, le scénario est loin d'être le seul possible, l'enquête doit le montrer.

Leur avocat Maître Bourgin se montre pour l'instant prudent quand à l'histoire proposée par la police. "Je rappelle que pour l'instant les seules informations (...) émanent exclusivement des policiers, lance l'avocat. S'agissant de l'arme je ne sais pas. Je précise que, entre le moment où il y a eu ces tirs, et le moment où les policiers quittent le domicile de mes clients, ceux-ci ont mené une perquisition de cinq heures. Il y a six ou sept heures durant lesquelles les policiers sont les seuls maîtres du lieu d'enquête. Je ne sais pas aujourd'hui où était cette arme, quand est-ce qu'elle a été saisie, où est-ce qu'elle a été retrouvée !"

L'autopsie du corps de la victime doit commencer ce lundi.

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