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Faits divers - Justice
Dossier : Francis Heaulme jugé pour le double-crime de Montigny-lès-Metz

Francis Heaulme condamné à la perpétuité pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Francis Heaulme a été condamné mercredi 17 mai à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises de la Moselle pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz. C'est la dixième condamnation de Francis Heaulme. Sa défense annonce qu'elle veut faire appel.

Francis Heaulme à la cour d'assises de la Moselle.
Francis Heaulme à la cour d'assises de la Moselle. © Maxppp - Alexandre Marchi

Metz, France

Pour la troisième fois, un homme est condamné pour le double-meurtre de Montigny-lès-Metz et cette fois, il s’agit de Francis Heaulme. Le routard du crime, déjà condamné pour neuf autres meurtres, a été reconnu coupable, ce mercredi, de ceux de Cyril Bening et Alexandre Beckrich, le 28 septembre 1986. A l’issue d’un mois de procès et plus de six heures de délibérations, la cour d’assises de la Moselle le condamne à la perpétuité. En fin de matinée, l’avocat général avait réclamé cette réclusion criminelle à perpétuité, tandis que les avocats de Francis Heaulme demandaient son acquittement.

La défense fait appel

Au prononcé du verdict, Francis Heaulme, en chemisette orange, n'a pas réagi. Dès la fin de l'audience, son avocate Me Glock a annoncé qu'elle voulait faire appel. Elle a montré aux très nombreux journalistes une feuille que lui a remise Francis Heaulme et où il écrit sa volonté de faire appel.

La défense de Francis Heaulme avait tenté de défaire le portrait de Francis Heaulme, coupable idéal, quitte à citer encore le nom de Patrick Dils, innocenté par une cour d’assises en 2002. Les avocats avaient appelé à l’acquittement. Ils n’ont pas été entendus par les jurés.

Les jurés ont plutôt écouté l’avocat général et l'avocate générale adjointe qui, dans leur réquisitoire, estimaient qu’il fallait passer outre l’absence d’aveux de Francis Heaulme. Brigitte Harmand-Colette avait souligné, en revanche, ce qui relevait de la signature criminelle de Francis Heaulme, comme la violence du crime, mais aussi la présence avérée de l’accusé près des lieux, ses confidences successives aux gendarmes, à ses codétenus.

Ça y est, je sais qui a tué mon fils" - Chantal Beining

Du côté des parties civiles, les sentiments sont partagés. Suivant qu'ils étaient ou non convaincus de la culpabilité de Francis Heaulme, les avocats des familles des victimes n'ont pas accueilli la décision de la même manière.

A l'énoncé du verdict, Chantal Beining, la mère de Cyril a étreint son avocate, Me Boh-Petit : "ça y est, je sais qui a tué mon fils." Cette femme, qui a assisté à quasiment toutes les audiences pendant quatre semaines, semble prête à affronter une nouvelle épreuve : l'éventualité d'un sixième procès. "Si Francis Heaulme est condamné et va en appel ? Et alors ? On ira en appel, Maître", relate Dominique Boh-Petit.

C'est une réponse officielle, pas forcément celle qu'on attendait. On n'avait pas d'illusions" - Me Rondu, partie civile

C'est différent du côté de Me Rondu, qui défend notamment de la grand-mère d'Alexandre. Il avait presque plaidé l'acquittement de Francis Heaulme la veille. Ce verdict, estime l'avocat, "c'est une réponse officielle, pas forcément celle qu'on attendait. On n'avait pas d'illusions". Un "procès de trop" pour Me Rondu qui n'espère rien d'un sixième retour devant les assises : "Mes mandantes déposeront leurs valises, c'est terminé".

Me Moser, qui défend les parents d'Alexandre Beckrich, s'était dit convaincu de la culpabilité de Francis Heaulme, contrairement à ses clients, restés marqués par les aveux de Patrick Dils (acquitté en 2002). Au soir du verdict, il espérait que cette condamnation aide les parents d'Alexandre à avancer.

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