Faits divers – Justice

François Hollande va recevoir la famille de Jacqueline Sauvage

Par Clémence Gourdon, France Bleu Orléans et France Bleu jeudi 28 janvier 2016 à 12:12 Mis à jour le jeudi 28 janvier 2016 à 12:38

Jacqueline Sauvage, lors de son procès en appel
Jacqueline Sauvage, lors de son procès en appel © Maxppp

François Hollande recevra ce vendredi la famille de Jacqueline Sauvage, condamnée à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari qui la battait depuis des années. Ses filles réclament une grâce présidentielle depuis la confirmation de cette condamnation en appel.

Ce vendredi 29 janvier, les filles et avocates de Jacqueline Sauvage seront reçues à l'Elysée par François Hollande. Lors de son procès en appel, la femme de 68 ans a été condamnée à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari violent.

Sylvie, Carole et Fabienne Marot, les filles de Jacqueline Sauvage, ainsi que ses avocates, seront reçues à 16h30, précise la présidence dans un communiqué. "Le président de la République les reçoit pour les écouter sans que l'on puisse dire, à ce stade, quand la décision sera effectivement prise", a déclaré son entourage à l'AFP. La demande de recours en grâce a été transmise au président de la République fin décembre 2015.

Une pétition en ligne et un comité de soutien à Jacqueline Sauvage se sont ensuite constitués. Ce dernier réunit notamment la maire PS de Paris Anne Hidalgo, le leader écologiste Daniel Cohn-Bendit, ou encore le dirigeant du Front de gauche, Jean Luc Mélenchon. Tous réclament la "libération immédiate" de Jacqueline Sauvage.

Le 3 décembre 2015, la cour d'assises du Loir-et-Cher avait confirmé en appel la condamnation à 10 ans de réclusion de Jacqueline Sauvage, reconnue coupable d'avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal.

Ce mardi 26 janvier, l'Elysée a fait savoir que François Hollande avait "bien entendu la mobilisation" pour obtenir la grâce présidentielle, ajoutant toutefois qu'il fallait "suivre la procédure". Depuis le début de son mandat, le président de la République n'a exercé qu'une grâce "en permettant une libération conditionnelle sans éteindre la peine", a rappelé l'Élysée. Il s'agissait du plus vieux détenu de France, Philippe El Shennawy, libéré en 2014.