Faits divers – Justice

Fraude et vins de Bordeaux : Roger Geens sera t-il jugé un jour ?

Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde lundi 18 janvier 2016 à 7:22

Bouteilles de vin
Bouteilles de vin © Fotolia - Fotolia

Le tribunal correctionnel de Bordeaux est censé juger ce lundi l'affaire Geens, le plus gros scandale de fraude dans le monde du vin à Bordeaux. Mais le procès devrait être renvoyé en attendant le résultat d'un complément d'enquête demandé par un magistrat belge.

Quand on reparle de la plus grosse affaire de fraude qui ait secoué le monde de vin au début des années 2000. Le tribunal correctionnel de Bordeaux est censé juger ce lundi Roger Geens. L'homme d'affaire belge est accusé d'avoir vendu du vin frelaté en le maquillant en vins de Bordeaux de 1999 à 2002. Le préjudice est estimé à plusieurs millions d'euros.

Le syndicat des grands vins de Bordeaux, l'INAO (l'institut national de l'origine et de la qualité) ainsi que l'association UFC Que Choisir se sont portés parties civiles. Plus de 10 ans après la révélation du scandale le procès est censé se tenir aujourd'hui en France sauf qu'il devrait être renvoyé.

L'homme d'affaire n'est pas en état de témoigner

Il y a 10 jours, devant la justice belge, l'avocat de Roger Geens a proposé d'indemniser les victimes. L'homme d'affaire serait prêt à faire un chèque de plusieurs millions d'euros. Un magistrat belge a exigé un complément d'enquête et la justice française devrait attendre d'en savoir plus avant d'appeler à la barre Roger Geens. L'homme d'affaire ne risque pas de se déplacer à Bordeaux. Visiblement il n'est pas en état de témoigner. Victime d'un AVC il coule des jours paisibles dans une clinique cinq étoiles à Monaco.

Il faut rappeler que Roger Geens avait mis en place une organisation qui lui permettait d'écouler du vin frelaté en quantité industrielle.On parle ici de plusieurs millions de bouteilles vendues en France et en Belgique sous l'appellation Bordeaux. En réalité les enquêteurs ont mis en évidence des pratiques scandaleuses : des apports de vin du Languedoc, des mélanges de cuves, ainsi qu'un laboratoire chimique démantelé en Belgique destiné à trafiquer le contenu des bouteilles.

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