Faits divers – Justice

FRISE INTERACTIVE | L'affaire Maxime Walter

Par Blandine Costentin, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass vendredi 27 mars 2015 à 12:44

Caroline Walter, avec la photo de son fils Maxime
Caroline Walter, avec la photo de son fils Maxime © Maxppp

Sept ans après la mort de Maxime Walter au CHU de Hautepierre à Strasbourg, le procès du chirurgien qui aurait dû l'opérer s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel. Hospitalisé après une chute à vélo, l'adolescent, âgé de 15 ans, a succombé au bout de trois jours à une hémorragie interne. Le docteur Raphaël Moog est poursuivi pour homicide involontaire. Retour sur une pénible affaire.

Le chirurgien strasbourgeois Raphaël Moog a-t-il fait preuve de négligence à l’égard de Maxime Walter, hospitalisé en urgence le 21 septembre, après une chute de vélo ? C’est la question au cœur du procès qui se tient du 30 mars au 1er avril, devant le tribunal correctionnel de Strasbourg . Car Maxime est mort à l’hôpital, le 23 septembre et le praticien est poursuivi pour « homicide involontaire ».

> VOIR AUSSI (à partir de lundi) : EN DIRECT | Ouverture du procès de l'affaire Maxime Walter

Les parents de Maxime sont totalement investis dans cette affaire depuis sept ans. Thierry connaît par cœur les 4 000 pages du dossier. Avec leurs avocats, ils sont persuadés que les responsabilités dépassent le cas du chirurgien et que l’hôpital a cherché à étouffer l’affaire. Ils auraient aussi voulu des poursuites aux assises, estimant que leur fils a été "éliminé ". Mais c’est bien un seul praticien qui a été renvoyé devant le tribunal, et en correctionnelle.

Caroline Walter: "qu'ils prennent conscience que ce n'est pas de la mécanique mais des êtres humains qu'ils ont entre les mains"

D’après l’autopsie du corps de Maxime Walter, le décès est dû à une hémorragie interne et aux effets dévastateurs des nombreuses transfusions sanguines qu’il a subi. Le chirurgien est mis en cause pour avoir refusé d’opérer l’adolescent de la rate et pour avoir prescrit par téléphone ces transfusions. Tout au long de l’instruction, Raphaël Moog s’est montré très discret. Au moment de sa mise en examen, il a fait appel de l’interdiction d’exercer que la justice lui avait imposé et il a obtenu gain de cause.