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Faits divers - Justice

Homme abattu par la police à Châlette sur Loing : une autopsie déterminante

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu
Châlette-sur-Loing, France

Après le drame de Châlette-sur-Loing ce samedi se pose la question de la légitimité des tirs policiers. Pour le parquet de Montargis, "il est trop tôt pour dire si l’intervention des policiers s’est déroulée dans un cadre légal". L’autopsie de la victime, qui a lieu ce mercredi, est déterminante.

Capture d’écran de la vidéo diffusée sur YouTube montrant l’intervention de la police samedi 18 aout à Châlette-sur-Loing
Capture d’écran de la vidéo diffusée sur YouTube montrant l’intervention de la police samedi 18 aout à Châlette-sur-Loing - riverain

L'autopsie de la victime de la fusillade à Châlette-sur-Loing a lieu ce mercredi à l'institut médico-légal de Corbeille-Essonne. Une autopsie "fondamentale" selon Laetitia Cohade, substitut du procureur de Montargis. L'enquête sur la mort de l'homme de 51 ans, souffrant de troubles psychiatriques et tué samedi par des policiers, devra déterminer si les policiers ont fait feu "dans un des cas d'application de la nouvelle loi sur les conditions d'usage des armes par la police."

La fusillade s'est déroulée ce samedi à 17h30 dans le quartier Kennedy, à Châlette-sur-Loing. Des voisins sortent leur téléphone pour filmer la scène qui va faire le tour des réseaux sociaux. On y aperçoit un homme au volant d’une voiture, il est entouré par sept policiers qui essaient de le faire sortir en tapant avec une matraque sur le véhicule. C'est alors que l'individu exhibe un couteau, menace de tuer les fonctionnaires et même "de placer des bombes dans toute la ville." L'homme parvient à s'enfuir et alors qu'il fonce sur eux, les policiers font feu. Le pare-brise de la voiture est criblé de balles, le conducteur décède des suites de ses blessures.

L'IGPN est saisie, une enquête est ouverte

Les vidéos de l'intervention montrent les policiers tirant sur le véhicule en fuite. Mais il semblerait qu'ils n'étaient pas directement menacés par les mouvements du véhicule. La loi L435-1 du 28 février 2017 du code de la sécurité intérieure a aligné le cadre de l'usage des armes par la police sur celui des militaires de la gendarmerie, explique Laetitia Cohade, et "ce texte permet, dans certaines conditions, aux policiers de faire feu sur le fuyard".

Une autopsie déterminante

L'autopsie doit permettre, selon la substitut du procureur, de lever le voile sur de nombreux détails de l'intervention des policiers, comme le nombre d'impacts de balles sur le corps, mais aussi"d'enclencher l'expertise balistique." Laetitia Cohade estime "qu'il est bien trop tôt pour dire si l'intervention s'est déroulée dans un cadre légal." C'est tout l'objet de l'enquête, le parquet a saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). C'est la procédure normale quand une personne est tuée au cours d’une intervention de police.

Les vidéos sont utilisées dans le cadre de l'enquête

La substitut du procureur de Montargis précise que les vidéos tournées par les habitants sont exploitées dans le cadre de l'enquête. Mais elles"ne donnent pas le contexte de l'intervention. Elles durent deux à trois minutes alors que les faits se sont déroulés sur plus de 30 minutes", ajoute Laetita Cohade. Par ailleurs, elle rappelle que réaliser et diffuser ce genre de vidéos est une infraction pénale, "c'est une atteinte à l'intégrité physique d'une personne, on pourrait envisager des poursuites."

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