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Fusillade de Saint-Varent : un passage à l'acte toujours inexpliqué

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Les premiers résultats de l'enquête sur la tuerie de Saint-Varent, dans les Deux-Sèvres, ont été délivrés aux familles des victimes. Les motivations du tireur restent un mystère.

Site des carrières Roy à Saint-Varent (Deux-Sèvres), qui fait de l'extraction de granulats
Site des carrières Roy à Saint-Varent (Deux-Sèvres), qui fait de l'extraction de granulats © Radio France - Noémie Guillotin

Certaines questions n'auront sans doute jamais de réponse. Plus de deux semaines après la fusillade qui a fait quatre morts aux carrières Roy, à Saint-Varent dans les Deux-Sèvres, les familles de victimes ont été reçues jeudi 11 mai par les enquêteurs et la procureure de la République de Niort au palais de justice. Les victimes témoins du drame également. 

Pas de complice

Les motivations de cet homme de 37 ans qui a abattu trois de ses collègues, tous pères de famille, lors d'une réunion du comité social et économique restent un mystère. L'enquête a en revanche permis d'établir qu'il n'avait "aucun complice", précise Natacha Rateau, procureure de la République de Niort. 

"Il a volontairement donné la mort, il savait que la réunion aurait lieu dans cette salle, à cette heure-là". L'homme de 37 ans a fait feu tout de suite, mais a-t-il visé les trois personnes décédées en particulier - un cadre et deux représentants du personnel ? "On est incapable de le dire. Le constat est qu'il a tiré pour tuer mais il n'a pas forcément eu le temps de reconnaître les personnes, il y en avait de dos, en mouvement", précise la procureure de la République. 

Un passage à l'acte qui n'était pas prévisible

L'homme avait toutes les autorisations pour détenir l'arme qui a servi au drame. Il avait également une licence dans un club de tir de Chinon en Indre-et-Loire. C'était "un tireur expérimenté". Son "passage à l'acte violent n'était pas prévisible", poursuit Natacha Rateau. Le trentenaire était un homme sans histoire. Chez lui à Loudun, aucun mail, aucun écrit. Pas d'antécédent de violence, aucun incident pendant ses huit années aux Carrières Roy. 

Il venait d'être déclaré inapte au travail le lundi précédent la fusillade mais les témoins ne le décrivent pas comme quelqu'un qui était contre cette décision. Il avait même un projet de reconversion professionnelle.

Des résultats d'analyses balistiques et toxicologiques sont encore attendus, les investigations devraient être terminées d'ici un mois avant un classement sans suite et une extinction de l'action publique du fait de la mort de l'auteur.

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