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Quatre ans de prison pour avoir foncé à deux reprises sur des gendarmes à Saint-Bonnet-du-Gard

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Par , France Bleu Gard Lozère
Saint-Bonnet-du-Gard, France

Un jeune Nîmois de 23 ans a été condamné ce mardi à quatre ans de prison et 1650 euros d'amendes, pour avoir foncé à deux reprises sur des gendarmes. C'était le 19 janvier dernier, lors d'un contrôle à Saint-Bonnet-du-Gard. Les gendarmes avaient dû sauter sur le côté pour éviter la voiture.

Palais de justice de Nîmes.
Palais de justice de Nîmes. © Radio France

"J'ai vu mon épouse veuve, et mes deux filles orphelines". Devant le tribunal correctionnel de Nîmes, l'adjudant Guillaume Blanc, raconte ce qu'il a ressenti le 19 janvier dernier.

Ce soir là, lors d'un contrôle de gendarmerie à Saint-Bonnet-du-Gard, un jeune Nîmois de 23 ans est contrôlé à 164 km/h au lieu de 90 km/h. Les gendarmes décident de l'attendre dans le centre ville de la commune pour l'arrêter. Ils sont au milieu de la route, gilets jaunes sur le dos, et lampes torches à la main. Ils intiment l'ordre au conducteur de s'arrêter, ce qu'il ne fait pas. Il fonce droit sur eux. 

Les gendarmes sont obligés de sauter pour éviter d'être renversés. Quarante minute plus tard, la même voiture revient, et fonce de nouveau en direction des gendarmes. Ils sautent une deuxième fois sur le côté, l'un d'eux tire une balle dans un pneu de la voiture, mais le chauffard prend la fuite. Il est identifié grâce à sa plaque d'immatriculation, et arrêté cinq jours plus tard.

Les quatre gendarmes présents au procès

Son procès a donc eu lieu ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Le jeune homme explique, plutôt serein dans le box, avoir paniqué. "Je roulais trop vite, je n'avais pas d'assurance. Je ne voulais pas me faire arrêter. Et la deuxième fois, quand je suis revenue à Saint-Bonnet-du-Gard, je ne savais pas que les gendarmes étaient encore là, je pensais qu'ils étaient déjà partis à ma recherche". Selon lui, il n'a jamais voulu écraser les gendarmes, il a juste foncé tout droit.

L'adjudant Guillaume Blanc.


"Je me suis dit, c'est fini" (adjudant Guillaume Blanc).

Les gendarmes eux racontent avoir tout simplement eu peur de mourir. "Quand il nous voit, il nous fonce dessus. [...] Au moment où je saute, je suis à deux mètres du véhicule", raconte l'adjudant Guillaume Blanc, "là vous vous dîtes que si le véhicule part dans la même direction que vous, vous finissez sous le véhicule".

"On essaie de faire preuve de sang froid, mais on reste humain", poursuit le maréchal des logis chef Maxime Thimonier, "on était en face d'une situation de mort imminente. Ce jour-là, il y avait quelqu'un qui voulait nous mettre en danger".

Quatre ans de prison

Le jeune chauffard a été condamné à 4 ans de prison ferme, avec mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Nîmes, et 1650  euros d'amende car il roulait sans assurance et sans permis de conduire valable, et en excès de vitesse. Il devra aussi payer 2 000 euros de dommages et intérêts à chacun des quatre gendarmes concernés. Le chauffard envisage de faire appel.

Reportage France Bleu Gard Lozère.

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