Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Garde alternée - Témoignage : "La parité n'existe pas, il y a des lois, mais elles sont bafouées au quotidien"

mercredi 22 novembre 2017 à 21:25 Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le Modem a proposé ce mercredi un projet de loi visant à faire de la garde alternée la première option envisagée lors d'un divorce. En France, elle n'est appliquée que dans 17% des cas. Selon les juges aux affaires familiales de Saint-Etienne, les parents la demandent rarement.

71% des enfants passés devant un juge lors d'un divorce résident chez la mère. La garde alternée n'est ordonnée que dans 17% des cas.
71% des enfants passés devant un juge lors d'un divorce résident chez la mère. La garde alternée n'est ordonnée que dans 17% des cas. © Maxppp - Sébastien Jarry

Loire, France

La garde alternée comme première option pour la garde des enfants lors d'un divorce. C'est le projet de loi proposé par le Modem à l'Assemblée nationale hier, pour garantir l'égalité des parents devant la justice. En France, la garde alternée n'est appliquée que dans 17% des cas de divorce. 71% des enfants passés devant un juge résident chez la mère.

Alexis Thollot a 34 ans, il est agriculteur dans la Loire. En 2012, il a divorcé, et a demandé à garder ses enfants, Jules 4 ans et Louis, 6 ans, les jours où son ex-femme travaille, et est obligée de les confier à une garderie. Le juge a refusé sa demande. Pour lui, la justice française est trop inégalitaire, est privilégie la garde des enfants par la mère : "Je me disais 'les juges vont voir que tu t'occupes bien de tes enfants, qu'il n'y a pas de soucis particulier', et naïvement je me disais 'pourquoi tu n'aurais pas la garde?' Lorsque j'ai reçu le jugement, je me suis rendu compte qu'en France il y a deux poids, deux mesures. La parité n'existe pas. Il y a des lois qui existent, mais elles sont bafouées au quotidien." Alexis Thollot aurait pu recevoir depuis le 3 novembre le jugement définitif. Il l'attend toujours. Il a peu d'espoir, et craint même de voir son temps de garde baisser.

Alexis Thollot, père de deux enfants et agriculteur dans la Loire, estime que les juges n'avaient aucune raison de ne pas lui accorder sa demande.

Pour Sonia Maffioli, juge aux affaires familiales au tribunal de Saint-Etienne, si la garde alternée est peu appliquée, c'est surtout parce que les parents la demande peu : "Si le père lui-même ne revendique pas la résidence de l'enfant, ou la résidence alternée, le juge ne peut pas aller au-delà des demandes des parties" explique-t-elle. "Je veux bien que certains se sentent lésés par la justice, mais la majorité des pères ne demandent pas la résidence alternée, la réalité est là."