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Faits divers – Justice

Garges-lès-Gonesse : élèves, parents et profs rebloquent en soutien au lycéen blessé par un tir de flash-ball

jeudi 6 décembre 2018 à 10:41 - Mis à jour le jeudi 6 décembre 2018 à 13:46 Par Faustine Mauerhan, France Bleu et France Bleu Paris

Au lendemain du drame, le lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise) est à nouveau bloqué ce jeudi matin. Les élèves disent « stop aux bavures policières » en soutien à Issam, 17 ans, blessé à la bouche par un tir de flash-ball. Ils sont soutenus par leurs parents et leurs profs.

Le lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise) est à nouveau bloqué ce jeudi matin.
Le lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise) est à nouveau bloqué ce jeudi matin. © Radio France - Faustine Mauerhan

Garges-lès-Gonesse, France

Environ une centaine d’élèves du lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesses (Val d’Oise) manifestent et bloquent de nouveau leur établissement ce jeudi matin pour dire « stop aux violences policières » dont ils estiment avoir été victimes la veille. Avec une vingtaine de leurs enseignants, ils ont accroché des banderoles de soutien à Issam, leur camarade de 17 ans blessé à la bouche par un tir de flash-ball des CRS.

« Des cours, pas des coups »

« Des cours, pas de coups » réclame ainsi une pancarte, « justice pour Issam » crient également les adolescents qui tiennent, cette fois, à un rassemblement pacifique. « On veut montrer qu’on est pas les jeunes de banlieues que tout le monde décrit, explique Nessrine. La jeune fille est dans la même classe qu’Issam. Elle reconnaît que certains ont jeté des cailloux sur les policiers hier, « mais ce n’était pas des élèves. C’était des jeunes, des casseurs, qu’on ne connaît pas. Nous, on veut juste défendre nos droits et notre avenir. »

« On veut que ça se passe bien pour que notre message passe »

Nessrine et quelques camarades ont donc envoyé des messages à tous leurs contacts sur les réseaux sociaux dans la soirée, pour appeler au calme. « On rate une journée de cours, on veut que ça serve à quelque chose, que ça se passe bien pour que notre message contre Parcoursup passe », continue-t-elle. Pour maintenir le calme, elle peut aussi compter sur une vingtaine d’enseignants présents avec les élèves. « On se mobilise pour dénoncer la violence abusive à laquelle on a assisté » explique Inès Bettaieb, la prof d’anglais désignée porte-parole par ses collègues. « Tous les jours on dit à nos élèves que la violence ne résout rien et alors qu’ils manifestent pour leurs droits, leur avenir, avec une vraie conscience, un vrai discours, les CRS leur tir dessus ?, interroge la jeune enseignante. C’est ça la réponse de l’État ? Nous on est là pour leur montrer que l’État, c’est aussi les profs et que nous on les soutient. »

Issam, « défiguré à vie »

Les enseignants, mais aussi de nombreux parents d’élèves, resteront donc aux côtés des adolescents toute la journée s’il le faut. Aussi pour dissuader les anciens élèves, déscolarisés pour beaucoup, qu’ils ont repérés dans les rangs des agitateurs d’hier. Tout le monde veut éviter un nouveau drame, une nouvelle victime. D’après sa tante, présente également devant le lycée, Issam va mieux. « Il a été opéré dans la soirée pour réparer sa joue et sa mâchoire complètement déchiquetées », décrit Kaoutar. « C’est un garçon très sage, il voulait juste aller en cours et il se retrouve défiguré à vie parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment. »