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Harcèlement sexuel : les deux gendarmes de Joigny condamnés

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Par , France Bleu Auxerre, France Bleu
Joigny, France

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce mardi deux gendarmes de la brigade de Joigny (Yonne) à des peines de prison de 6 et 8 mois avec sursis pour avoir harcelé une jeune collègue. L’un d’eux a e également écopé d’une interdiction définitive d'exercer.

© Maxppp -

Deux gendarmes de la brigade de Joigny ont été condamnés, ce mardi, par le tribunal correctionnel de Paris, à des peines de prison avec sursis pour une affaire de harcèlement sur une collègue. Les faits remontent à 2012 et 2013. Les deux gendarmes, âgés de 36 et 37 ans, auraient multiplié les propos tendancieux et les propositions explicites.

Des peines inférieures à celles requises par le Parquet

Le plus gradé écope de la peine la plus lourde : huit mois avec sursis et 2.500 euros de dommages et intérêts, mais sans interdiction d'exercer. L’autre gendarme a été condamné à six mois de prison avec sursis et 1.500 euros de dommages et intérêts. Il est par ailleurs condamné à une interdiction définitive d'exercer.

La fin d’un combat long et douloureux

Le tribunal n'a pas suivi le Parquet, qui avait demandé un an avec sursis, sans faire la différence entre les deux hommes. Malgré tout, l’avocate de la victime s’est dite très satisfaite. "Aujourd’hui, dans la Grande Muette, le silence c’est terminé, la parole est libérée", ajoute Me Elodie Maumont, qui évoque un combat long et douloureux pour sa cliente.

Même satisfaction du côté de Jacques Bessy, le président de l'Association de défense des droits des militaires, qui s'était constituée partie civile. Il a parlé de "peines exemplaires", et d'un "message très clair aux harceleurs qui servent dans l'armée".

Elodie Maumont, l'avocate de la victime, interrogée par Corinne Audouin

Des remarques, des gémissements, des gestes obscènes

À l'audience, en octobre, la jeune femme avait accablé les deux gradés de la brigade de Joigny, où elle a travaillé d'octobre 2012 à novembre 2013. Elle a rapporté une longue liste de faits : des gémissements suggestifs dans les couloirs, des gestes obscènes avec une matraque, des remarques sur sa poitrine et des propositions sexuelles sans ambiguïté, du style : "ça te dit un plan à trois ?" ou encore "les Réunionnaises, elles sont chaudes, montre-moi ce que tu sais faire"

Selon les prévenus, il s’agissait simplement de blagues graveleuses

De simples plaisanteries, selon les deux militaires, qui reconnaissent un goût pour les blagues salaces et des propos à caractère sexuel, mais qui parlent de dérapages de mauvais goût, de blagues graveleuses sans intention de nuire. Au procès, la jeune plaignante avait également expliqué que les prévenus, qui étaient ses chefs, avaient été protégés par la hiérarchie et qu’on l’avait même découragée de porter plainte en lui disant que les faits n’étaient pas si graves.

Jacques Bessy, de l'association de défense des droits des militaires

Depuis fin 2013, les deux gradés sont suspendus de leur fonction avec la moitié de leur solde. La victime, elle, travaille désormais en région parisienne.

Lire aussi - Yonne : le procès des deux gendarmes accusés de harcèlement sexuel renvoyé à février 2016

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