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Dossier : Générations Agriculteur

Générations Agriculteur : en Île-de-France, moins d'exploitants mais plus de bio

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Par , France Bleu Paris

À quoi ressemble le monde agricole de l'Île-de-France aujourd'hui ? Dans notre région très urbanisée, les cultures représentent pourtant toujours près de la moitié des terres.Certains agriculteurs développent le bio et les circuits-courts pour valoriser davantage leurs productions.

La betterave sucrière reste une culture majeure en Île-de-France, comme ici, à Auvers-sur-Oise.
La betterave sucrière reste une culture majeure en Île-de-France, comme ici, à Auvers-sur-Oise. © Maxppp - Bruno Levesque

Des agriculteurs de moins en moins nombreux en Île-de-France : comme au niveau national, la profession a du mal à recruter dans notre région très urbanisée. Le monde agricole s'adapte pourtant aux nouveaux défis posés par les aléas climatiques plus fréquents et la demande de production locale qui augmente petit à petit du côté des consommateurs. 

"On a environ _600.000 hectares de terres cultivées en Île-de-France par environ 4.800 exploitations,_explique Bertrand Manterola, directeur-adjoint de la DRAAF (Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt). Ce chiffre continue de s'éroder, on perd 0,6% par an depuis 2010, et c'était encore plus marqué dans la décennie précédente. _En 20 ans, on perdu près de 25% d'exploitations dans notre région._"

Des cultures céréalières à diversifier

"La spécificité en Île-de-France, c'est qu'on a _80% des exploitations qui produisent des céréales_, accompagné pour 30% à 40% d'entre elles de cultures dites industrielles, comme la betterave à sucre ou le lin", précise Bertrand Manterola. C'est qui donne à notre région ses paysages d' "open-field", de grandes surfaces cultivées sans haies ou bocages. 

Avec la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, les rendements sont plus aléatoires : en 2016, ils avaient ainsi chuté de moitié pour certaines cultures franciliennes. Les professionnels ont donc pris le pli de diversifier leur activité ces dernières années. "Elle peut s'opérer notamment dans la _production de légumes de plein champ ou des petits élevages_, précise le directeur-adjoint de la DRAAF. Il y a aussi des exploitations dites spécialisées, environ 1.000 sur les 4.800 de notre région, qui alimentent les circuits de vente directe ou la restauration collective."

Le bio, marginal mais en développement 

La crise sanitaire n'a fait qu'accélérer la demande de circuits-courts par les franciliens, qui représentent "un consommateur sur cinq en France" : "on le voit, ces circuits ont une tendance assez forte au développement, avec une demande en hausse pour ces produits de proximité, assure Bertrand Manterola. Certaines AMAP n'arrivent d'ailleurs pas à répondre à la demande." 

De plus en plus d'agriculteurs relocalisent une partie de la production maraîchère et fruitière en Île-de-France.

Le bio suit la même tendance : "ça a connu un engouement important depuis 2015, _on a plus que doublé les surfaces en agriculture biologique_, avec des conversions y compris de grandes surfaces céréalières", précise le directeur-adjoint de la DRAAF. Aujourd'hui, 5% des surfaces cultivées en Île-de-France le sont en bio, un chiffre qui reste inférieur à la moyenne nationale (9%). 

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