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Faits divers – Justice DOSSIER : Geneviève Legay, la militante blessée à Nice

Geneviève Legay "n'a pas été touchée par les policiers", selon le procureur de la République de Nice

lundi 25 mars 2019 à 21:37 - Mis à jour le mardi 26 mars 2019 à 7:11 Par Martin Delacoux et Marion Chantreau, France Bleu Azur et France Bleu

Le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre a fait le point ce lundi sur l'enquête à propos de la blessure de Geneviève Legay, cette militante de l'association altermondialiste Attac grièvement blessée lors d'une manifestation de gilets jaunes samedi place Garibaldi à Nice.

Jean-Michel Prêtre
Jean-Michel Prêtre © Radio France - Maxime Bacquié

Nice, France

Geneviève Legay, la manifestante blessée samedi place Garibaldi à Nice, "n'a pas été touchée par les policiers", selon le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre. Ce sont les premiers éléments de l'enquête. Le procureur a ouverte une enquête pour "déterminer les causes de la blessure" de cette femme de 73 ans, porte-parole d' Attac à Nice. "Geneviève Legay n'est pas tombée toute seule, elle a été poussée par l'arrière et a chuté en arrière pendant la charge des policiers, dans le mouvement de foule", sa tête a alors heurté un plot délimitant les voies du tram, explique le procureur. "Il n'y a eu aucun contact direct entre un policier et cette dame", a insisté le procureur de la République de Nice.

Cela s'est passé pendant la charge des policiers. Trois personnes se trouvaient derrière elle, deux manifestants et un cameraman. La vidéosurveillance de la place Garibaldi et les images de certains journalistes ont été saisies pour être exploitées. 

Geneviève Legay est arrivée place Garibaldi vers 10h30, sa chute a eu lieu vers 11h47 alors qu'elle se trouvait à un mètre des forces de l'ordre. Les policiers ont demandé aux manifestants de se disperser, il y a eu plusieurs poussées et ils ont prévenu qu'ils allaient charger.

Appel à témoins

L'enquête est loin d'être terminée. D'ailleurs, le parquet de Nice lance un appel à toute personne qui possède des images susceptibles de faire avancer l'enquête. Geneviève Legay a pu être entendue par les policiers. Elle a dit "ne pas se souvenir de qui l'avait poussé avant sa blessure ", et elle voulait rester "parce que c'est la liberté de manifester". "

Geneviève Legay souffre d'une fracture au crâne, une plaie de trois centimètres. "Son état s'améliore, on a pu avoir une conversation normale avec elle aujourd'hui", a déclaré une de ses filles.

Plusieurs plaintes déposées

L'association Attac a porté plainte ce lundi pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique sur personne vulnérable", tout comme la famille de Geneviève Legay qui a également déposé plainte pour complicité de violence contre le préfet, responsable du maintien de l'ordre. 

Dans la plainte, la famille parle aussi de subornation de témoin. Les filles de Geneviève Legay accusent des policiers d'avoir fait pression sur leur mère à l'hôpital pour qu'elle dise que ce n'est pas la charge des forces de l'ordre qui l'a blessée. 

Mireille Damiano avocate