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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : l'ex-boxeur Christophe Dettinger saura mercredi s'il reste en détention provisoire

lundi 28 janvier 2019 à 16:48 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

L'ancien boxeur professionnel, Christophe Dettinger, sera fixé mercredi sur son maintien ou non en détention provisoire. Il a demandé ce lundi sa remise en liberté sous contrôle judiciaire. Il est en prison pour avoir agressé deux gendarmes au cours d'une manifestation de Gilets jaunes à Paris.

Christophe Dettinger à la manifestation des Gilets jaunes le 5 janvier 2019 (copie d'écran).
Christophe Dettinger à la manifestation des Gilets jaunes le 5 janvier 2019 (copie d'écran). © Maxppp - Julio PELAEZ

Paris, France

La cour d'appel de Paris dira ce mercredi si elle décide ou non de maintenir l'ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger, âgé de 37 ans, en détention provisoire. L'ancien boxeur est en prison depuis le 9 janvier 2019. Son procès pour l'agression de deux gendarmes à Paris au cours d'une manifestation de Gilets jaunes est prévu le 13 février. 

Christophe Dettinger demande sa remise en liberté sous contrôle judiciaire 

Lundi, devant la cour d'appel, l'ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers a reconnu une nouvelle fois les faits et il a assuré qu'il serait présent à son procès.  "Je suis conscient du caractère inapproprié des actes que j'ai commis. Je ne suis pas quelqu'un de violent", a déclaré ce père de trois enfants, fonctionnaire dans une mairie de l'Essonne.  

Son avocate Laurence Léger a assuré qu'il "présente toutes les garanties de représentation possibles: il est marié, il a des enfants, il est employé, il est propriétaire de son pavillon et il a un casier vierge".

Le parquet demande le maintien en détention d'un homme qu'il juge "impulsif et violent"

La représentante du parquet général a demandé que l'ancien boxeur reste en prison, en raison, dit-elle, de la "personnalité extrêmement inquiétante et dangereuse" de cet homme "parfaitement impulsif et totalement déterminé à commettre des actes violents".  

La vidéo de Christophe Dettinger, qui frappe violemment deux gendarmes à coups de poing et de pied sur une passerelle le 5 janvier, était devenue virale. Recherché après cette agression, il ne s'était présenté à la police que deux jours plus tard. Les deux gendarmes blessés se sont constitués parties civiles.

Le procès aura lieu le 13 février

Si la réponse de la cour est positive, l'ancien boxeur pourra comparaître libre à son procès pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique", en février devant le tribunal correctionnel de Paris.

Jugé le 9 janvier en comparution immédiate, Christophe Dettinger avait demandé un délai pour préparer sa défense. Le tribunal correctionnel avait, conformément aux réquisitions du parquet, délivré un mandat de dépôt contre lui pour "empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice".