Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Gilets Jaunes à Reims : "C'est un échec", dit Denis Conus, préfet de la Marne

-
Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Invité de l'émission spéciale de France Bleu Champagne-Ardenne, ce samedi soir, le préfet de la Marne, Denis Conus a réagi aux nombreuses dégradations commises pendant la manifestation des gilets jaunes à Reims. Il parle d'échec, mais pas de sous-estimation des effectifs.

Les dégradations ont été importantes ce samedi, dans le centre-ville de Reims.
Les dégradations ont été importantes ce samedi, dans le centre-ville de Reims. © Radio France - Thomas Coignac

Reims, France

"C'est un échec", a tout de suite entamé Denis Conus, pendant l'émission spéciale, sur France Bleu Champagne-Ardenne. Le Préfet de la Marne réagissait aux nombreuses dégradations commises ce samedi.

"Ce n'est pas habituel à Reims, depuis le début des gilets jaunes nous n'avions pas eu ça, poursuit-il. "C'est un échec, parce que nous ne sommes pas capables de maîtriser les mouvements de violence de notre société". Ce samedi, alors que la Préfecture nous avait répondu qu'aucun dispositif de sécurité spécial n'était prévu, elle avait tout de même anticipé. 

Denis Conus : "c'est un échec"

600 manifestants imaginés, environ 1 000 en réalité

"Je ne pense pas que nous ayons sous-estimé les effectifs des forces de l'ordre. Nous avions imaginé 600 manifestants, donc nous étions à peu près dans la jauge", alors que 1 000 personnes, environ, ont défilé, venues de la Marne, mais aussi de l'Aisne, de la Haute-Marne, de Paris, et des Ardennes. 

Des contrôles préventifs avaient d'ailleurs été mis en place sur la route entre Charleville-Mézières et Reims, parce que la Préfecture craignait particulièrement les gilets jaunes ardennais, qu'elle qualifie de "durs". Elle parle de "100 à 150 casseurs, qui ne sont ni Marnais, ni Rémois"

12 personnes ont été interpellées, dont un mineur : trois pour possession d’engins pyrotechniques, sept pour destruction à coups de marteaux et deux pour violences contre une personne dépositaire de l’autorité (caillassage de pompiers et de policiers).

Interpellation musclée, place d'Erlon. - Radio France
Interpellation musclée, place d'Erlon. © Radio France - Thomas Coignac

Ce samedi, les forces de l'ordre ont d'abord été discrètes, au début de la manifestation, au marché du Boulingrin, vers 14 heures. C'est vers 15 heures que la situation s'est tendue rue Voltaire, avant que les manifestants soient repoussés vers l'avenue de Laon, via rue Talleyrand, où de nombreux commerces ont été dégradés, mais aussi par la place d'Erlon et le marché du Boulingrin, où toutes les barrières du chantier des Promenades ont été mises au sol.

"Reims est une grande ville, un grand centre ville, reprend le Préfet. Si vous voulez le sécuriser entièrement, il faut beaucoup de forces de l'ordre. Donc l'idée, c'était de les repousser du centre, et aussi d'éloigner les manifestants du parcours de la Foulée des sacres, prévue ce samedi, à partir de 20 heures".

Beaucoup de mobilier urbain a également été dégradé. - Radio France
Beaucoup de mobilier urbain a également été dégradé. © Radio France - Thomas Coignac

Des casseurs mobiles

Autre problème, selon le Denis Conus, les groupes d'électrons libres de casseurs. "Ce n'est pas un affrontement de groupe à groupe, ce sont des petits groupes, de moins de dix personnes, ce qui ne facilite pas l'interpellation. Il faudrait des groupes d’interventions aussi mobiles que les black bocks. Mais pour cela, il faudrait 250 à 300 policiers uniquement pour cette tâche". Alors qu'il n’y avait, au total, que 200 forces de l’ordre sur place.