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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : après les annonces d'Emmanuel Macron, stop ou encore en Bretagne ?

mercredi 12 décembre 2018 à 4:18 Par Aurélie Lagain, Léo Rozé, Christophe Dewaele et Joan Bizien, France Bleu Breizh Izel

Après les annonces d'Emmanuel Macron, des Gilets jaunes veulent poursuivre la mobilisation en Bretagne. Mais ceux qui ne sont pas sur les ronds-points sont divisés sur la question.

A Troyalac'h à Quimper, pour le moment, les Gilets Jaunes ne bougent pas
A Troyalac'h à Quimper, pour le moment, les Gilets Jaunes ne bougent pas © Radio France - Benjamin Bourgine

Quimper, France

En Bretagne, les Gilets jaunes ne veulent pas quitter les ronds-points après les annonces du Président de la république. Ceux qui restent veulent en finir avec une époque et un système, changer de régime. Reste une épineuse équation : Comment maintenir le mouvement, en gardant l'opinion de son côté ? Certains disent vouloir passer Noël sur les barrages, d'autres disent qu'il faut tenir "jusqu'à la semaine prochaine". 

Des Gilets jaunes déterminés sur les ronds-points

A Troyalac'h, à l'entrée de Quimper, un sapin est arrivé sur le rond-point avec des boules et des guirlandes jaunes, bien en vue pour accueillir les automobilistes qui sortent de la voie rapide Nantes-Brest. Emblématiques de la mobilisation, Margaret et Bernard, 69 et 72 ans. Ils tournent sur les sites : Quimper, Concarneau, Brest, Châteaulin, Quimperlé, tous les jours depuis le 17 novembre.

"Avant qu'on enlève le gilet jaune du tableau de bord, il faudra bien des événements ! La fin du mouvement, c'est _la fin de la Ve République_, la fin du président tout pouvoir, avec un gouvernement parlementaire, explique le couple. L'essoufflement du mouvement, la fin du mouvement, on verra ça la semaine prochaine. Moi ce que j'aimerais voir, c'est que Macron et son gouvernement dégagent !"

Ceux qui ne manifestent pas sont divisés : "Il ne faut pas lâcher maintenant", affirme cet homme. Une femme renchérit : "Il faut être présent, ça ne veut pas dire manifester. Mais c'est bien qu'il soient sur les ronds-points, sinon tout le monde va coucher les pouces !"

D'autres demandent la fin du mouvement

Un autre se dit "assez sensible aux revendications. Mais pour moi il _faudrait que le mouvement s'arrête_." Certains vont plus loin, après les annonces d'Emmanuel Macron lundi soir : "le président a fait de gros efforts, il serait temps de se calmer". Appel au calme de cet autre Quimpérois : " La France a beaucoup à y perdre au niveau du commerce, de l'impact international, du tourisme."

Plus de barrages ce mercredi matin en zone gendarmerie du Finistère. Dans les Côtes d'Armor, des Gilets jaunes ont à nouveau passé la nuit sur le rond-point de Dinan.

Les "Foulards rouges", eux contestent le mouvement des Gilets jaunes sur Facebook. Leur groupe regroupe près de 30.000 personnes, dont environ 300 en Bretagne.  Ils demandent "le rétablissement de l'ordre public et des libertés individuelles". Théo Poulard, un boulanger quimpérois de 23 ans explique : _"_ras-le-bol des violences, des blocages, l'arrêt de la liberté de circuler librement ! Certains n'en peuvent plus, veulent passer à l'action, on est obligé de les modérer, on est sans violence! Il faut leur dire qu'on est tous ensemble, réinstaurer le dialogue au centre du débat."