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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : après les débordements à Epinal, le maire se dit "consterné, peiné et écœuré"

dimanche 6 janvier 2019 à 13:34 Par Isabelle Baudriller, France Bleu Sud Lorraine

Au lendemain des débordements qui ont émaillé la manifestation régionale des gilets jaunes à Epinal, le maire de la ville Michel Heinrich dit son écœurement. Selon lui, il existe une certaine complaisance entre le mouvement des gilets jaunes et les casseurs.

Michel Heinrich, maire d'Epinal
Michel Heinrich, maire d'Epinal © Maxppp - Maxppp

Épinal, France

"Je suis consterné, peiné, écœuré. Ça ne rime franchement à rien." Tels sont les premiers mots dimanche 6 janvier de Michel Heinrich, le maire d'Epinal, au lendemain de la manifestation des gilets jaunes qui a dégénéré. Un rassemblement régional d'environ 1 500 personnes dans les rues de la ville. Après deux heures de défilé dans le calme, des casseurs s'en sont pris à deux établissements bancaires, ont brisé quelques vitrines de commerces. Du mobilier urbain (abribus notamment) a été détruit, des poubelles et décorations de Noël ont été incendiées. Quatre personnes ont été interpellées. 

Les services techniques municipaux ont travaillé toute la nuit pour que la ville soit à nouveau accueillante en ce premier dimanche d'ouverture des soldes. "Il faut que ce type de manifestations, on puisse y mettre fin", indique l'élu. 

On ne peut pas tolérer de voir des gens continuer à casser. C'est d'une violence complètement inouïe !" - Michel Heinrich

Michel Heinrich : "une certaine complaisance" entre gilets jaunes et casseurs

Après cet épisode, Michel Heinrich confie qu'il a du mal à distinguer mouvement des gilets jaunes et casseurs : "Je suis resté pratiquement 3 heures dans la ville à me promener et j'ai vu comment ça se passait. Ils disent qu'ils sont contre mais n'empêchent pas grand chose. Certains ont quand même empêché les violences mais globalement, j'ai un sentiment très mitigé. Je croyais vraiment qu'il y avait les casseurs et les gilets jaunes. Aujourd'hui, je constate qu'il y a une espèce d'amalgame et une certaine complaisance"

A propos du débat national auquel les maires vont être associés, Michel Heinrich entend jouer "le jeu républicain". Mais, selon lui, l'exécutif prend "un sacré risque".