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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : après les violences à Charleville-Mézières, des peines de prison ferme prononcées

mardi 4 décembre 2018 à 1:01 Par Victorien Willaume, France Bleu Champagne-Ardenne

Une conférence de presse s'est tenue ce lundi au sujet des violences de samedi dernier à Charleville-Mézières. 15 personnes avaient été interpellées. Ce mardi, deux d'entre-elles ont été condamnées à de la prison ferme, sans mandat de dépôt.

Les profils des 15 personnes interpellées sont "inhabituels", selon le procureur de la République de Charleville-Mézières.
Les profils des 15 personnes interpellées sont "inhabituels", selon le procureur de la République de Charleville-Mézières. © Radio France - Victorien Willaume

Charleville-Mézières, France

Une conférence de presse s'est tenue ce lundi au sujet des violences de samedi dernier à Charleville-Mézières, pendant un rassemblement de gilets jaunes. Le procureur de la République de Charleville Mézières Laurent de Caigny, le préfet des Ardennes Pascal Joly, mais aussi Philippe Miziniak, le directeur de la sécurité publique étaient présents. 

Des affrontements violents avaient eu lieu avec les forces de l'ordre dans le centre-ville samedi. 7 personnes avaient été blessées, dont 5 policiers. 15 personnes avaient également été interpellées. Et les premières condamnations sont tombées ce lundi.

Pas de mandat de dépôt 

Le tribunal de Charleville Mézières a condamné un lycéen majeur à 12 mois de prison dont 4 mois ferme, sans mandat de dépôt. La deuxième personne qui était devant la barre est un ouvrier qui travaille dans une usine de construction automobile de la région. Samedi dernier il a jeté un projectile et a blessé à la main un policier. Il est condamné à 10 mois de prison dont 4 mois ferme, sans mandat de dépôt non plus. 

Pour les 13 autres personnes interpellées, il y a différents situations. Un homme est incarcéré parce qu'il avait déjà des peines à purger. Un mineur va être mis en examen pour participation à un attroupement armé. Trois personnes vont être jugées en janvier pour outrages et violences légères sur policiers. Les 8 dernières personnes font l'objet d'une poursuite d'enquête. Elles seront convoquées à nouveau au commissariat prochainement. 

Des profils inhabituels pour les personnes interpellées 

Ces 15 personnes sont accusées d'actes de délinquance urbaine, dégradations, violences, ou encore rébellion. Et leurs profils sont très inhabituels pour la justice, selon le procureur de la République de Charleville, Laurent de Caigny.

Mise à part une personne qui avait le profil de repris de justice, la plupart des 15 personnes interpellées étaient inconnues des services de police, et n'avaient aucun antécédent judiciaire.

Certains étaient même parfaitement insérés dans la société. C'est le cas des deux personnes condamnées à de la prison ferme ce lundi. Sur ces 15 personnes, il y a des jeunes majeurs, qui ont rarement au dessus de la trentaine, ainsi que 4 mineurs, dont deux mineurs qui ont seulement 13 ans.

Des profils inhabituels, pour des violences d'une très grande intensité, estime le procureur de la République. 

La rigueur de la réponse pénale

Et Laurent de Caigny tient à rassurer : les comportements de délinquance de samedi dernier seront punis avec rigueur : "Certains en ont appelé à la rigueur de la réponse pénale. Je rassure la population des Ardennes, mon parquet répond toujours avec rigueur. La rigueur du parquet et de la justice d'une façon générale en matière pénale, c'est l'alliance d'une prompte fermeté face a la situation, avec la nécessité d'une correcte administration de la preuve pénale.", assure-t-il.

A noter aussi que le préfet des Ardennes Pascal Joly recevra ce mardi une délégation de 10 gilets jaunes ardennais, "pour leur faire passer un certain nombre  de messages."