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Faits divers – Justice

Gilets jaunes condamnés à Metz : "C’est un procès politique"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Deux gilets jaunes, un père de 55 ans et sa fille de 30 ans, de Guénange, ont été condamnés jeudi à 4 mois de prison avec sursis, pour des violences contre les forces de l'ordre lors de la manifestation du 29 décembre à Metz. Une petite centaine de gilets jaunes ont rempli la salle d'audience.

La manifestation des gilets jaunes du 29 décembre à Metz.
La manifestation des gilets jaunes du 29 décembre à Metz. © Radio France - Arthur Blanc

Metz, France

Marc et Sonia vont faire appel de leur condamnation à 4 mois de prison avec sursis (le parquet avait requis 5 mois). Ce père de 55 ans et sa fille de 30 ans, habitant à Guénange, ont été sanctionnés ce jeudi au tribunal correctionnel de Metz pour leur comportement face aux forces de l’ordre le 29 décembre lors d’un samedi de manifestation des gilets jaunes. 

Ils contestent avoir volontairement relancé des grenades de gaz lacrymogène en direction des gendarmes mobiles. Une petite centaine de gilets jaunes sont venus, sans leur gilet jaune, les soutenir à l'audience.

Marc et Sonia estiment que la justice a voulu faire des exemples.

On n’est pas là pour casser, on revendique des choses

Lui est un technicien de maintenance dans l'industrie, adhérent à la CGT, mais aujourd'hui il l'avoue, "les gilets jaunes sont meilleurs que les syndicats pour mobiliser". Elle, est intérimaire dans l'industrie également. Elle élève seule sa petite fille. 

Pour la première fois de leur vie, Marc et Sonia sont condamnés : "_c’est une condamnation exagérée_. On est dehors parce que ça ne va pas dans le pays et on se retrouve devant un tribunal, il faut arrêter" réagit Sonia. Son père poursuit : "On n’est pas là pour casser, on revendique des choses". 

Où sont les vrais casseurs ? (Me Bertrand Mertz)

Sonia reconnait avoir alimenté un feu de poubelle, "c'était stupide" dit-elle. "Et les provocations ?" interroge la présidente du tribunal. "Bof, je ne m'en souviens pas" répond son père. "Et l'ordre de se disperser" ? "On n'a pas entendu les sommations". "Et les grenades de gaz lacrymogène renvoyées aux forces de l'ordre" ? "Impossible" dit Sonia, "j'étais mains nues". Marc raconte : "j’ai renvoyé avec le pied, pour les éloigner, mais pas pour les relancer. Et de tout façon, je n’ai rien pris avec les mains. Donc, je ne peux pas avoir blessé les forces de l’ordre".

"Où sont les vrais casseurs" lance leur avocat, l'élu thionvillois Bertrand Mertz. "C’est un procès politique, la justice a voulu fairedes exemples" concluent le père et la fille.

Metz métropole réclame à Sonia 21.164 euros pour des dégradations de mobilier urbain. Cela sera débattu lors d’une prochaine audience le 7 juin. 

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